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❝ L'amitié prend place n'importe où ❞
 :: Royaume-Uni :: Avalon :: Les sept quartiers
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L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Mer 3 Jan - 20:27
Je regardais un instant mon sang couler avant d’essuyer la coupure que je m’étais moi-même infligé sur le bras. Pas à l’intérieur, là où il y a les artères, mais sur le dessus, là où il y a les poils. Ce ne sont que de petites coupures, que je fais haut, mais c’est ma manière à moi d’honorer mes Dieux. C’est Alice qui m’a dit qu’il fallait donner de sa personne. Je n’ai pas mieux, c’est déjà ça j’imagine. Ce ne sont que de petites coupures qui ne saignent pas trop et qui ne se voient pas. C’est déjà ça. Alice me manquait beaucoup … La jolie blonde de la Nouvelle inquisition … J’avais adoré parler avec elle de tout et de n’importe quoi, je voulais la revoir … Mais je n’avais pas eu l’occasion de retourner à Vivecime, et ce n’était pas sûr qu’elle y soit. Je finis de natter mes cheveux longs et passai un dos sur la cicatrice faîte par l’elfe de maison. Allez ! Encore une journée à vivre ! Je remerciais mes dieux en silence avant de descendre manger rapidement et prendre mes ordres.

Bien, visiblement, je devais faire des courses pour mes maîtres. Tant mieux, je pouvais sortir comme ça. J’adorais le froid, pouvoir respirer l’air glacé et sentir le froid sur mes joues … J’étais parfois très étrange, mais pourquoi pas. Et visiblement j’avais du temps, ce n’était pas des courses très pressées. J’adorais parfois ce genre d’ordre. J’enfilais ma veste, il neigeait … , je restais immobile un long moment à regarder la neige tomber autour de moi avant de me mettre en route vers les Sept Quartiers. C’était partit pour les courses ! Je tirais ma capuche sur mon visage.

Mon sac fut bientôt bien remplie, et il avait arrêté de neiger. Je restai dans ma soumission de moldu, polie et sans regarder dans les yeux les sorciers, mais souriante et aimable avec les autres moldus. Je pus échanger quelques mots avec Fergus qui me parla des avions, sujet qui m’intéressait depuis Alice, il tenta du mieux qu’il put de répondre à mes questions, mais un sorciers entra et il me laissa avec une petite plante en plus. Tant mieux. En sortant de la boutique, j’aperçus des cheveux aussi dorés que l’or. Alice ! J’en étais sûre !

Je me faufilai parmi la foule de sorciers et de moldu, mon attention rivée sur la jolie blonde, que j’avais reconnue un mouvement de foule m’avait permis de voir son visage, mon sac lourd me tirant sur les épaules. Mais poussez-vous ! Je veux faire un câlin à Alice ! Même si je ne savais pas si elle bien prit celui que j’avais fait à Vivecime. Une trouée parmi la foule, je passais et je pris le bras d’Alice au vol et souris.

« Alice ! Qu’est ce que tu fais ici ? »
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Espionne de la NI, devenue astucieuse par la force des choses - Développe une relation ambigüe avec sa maîtresse - Déteste les chiens - Se cache derrière une identité de servante gentille et servile - Adepte du déni et autres refoulements freudiens
Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Jeu 4 Jan - 18:44
« L'amitié »
Heureux hasard


Oui madame Kirke.

Un ordre, une mission. Elle soupire. Madame Kirke a omis de lui donner l’argent du déplacement ou quoique ce soit pouvant l’aider. Elle se tourne naturellement vers Altair : elle n’essaie même pas de le rouler pour lui soutirer plus d’argent. Quelle gentille Alice.

La voilà à Avalon. Pourquoi là et pas ailleurs, le mystère reste entier pour la domestique. Selon les dires de la grande Aveline, elle cherche des produits qui ne se trouvent nulle part ailleurs en Angleterre. Elle doit prendre un ou deux artefacts, des robes tailles Mayssan et Aveline, une nouvelle cravate pour Altair, des ingrédients… Elle se demande bien en quoi toutes ces choses devaient n’être disponible qu’à Avalon.

Depuis quand te poses-tu des questions sur ses raisons, Alice ?

Très vrai. Chercher une logique chez elle, parfois… Elle se plaindrait bien mais elle s’abstient. Ce n’est pas la pire des commissions et ça lui permet de profiter d’une pause des Kirke. Et Avalon… Avalon est belle, splendide même.

Pas dans le bon sens du terme. Beauté trompeuse, luxe sur le dos des travailleurs moldus. Du maquillage toxique, une cité construite sous la perfidie, le malheur de mon peuple… J’aimerais qu’elle disparaisse mais surtout… J’aimerais revoir une ville moldue.

Si traîner à Avalon pour aller au bar moldu – plutôt dérisoire maintenant qu’elle a goûté à la liberté d’expression dans ses réunions de la Nouvelle Inquisition – ou fréquenter des lieux libéraux lui excitent une branche, acheter des trucs ne lui bougent aucune feuille. Elle baisse les yeux, elle prend des commandes pour madame Kirke et fin de l’histoire. Ni un plaisir ni une corvée, elle s’exécute plutôt mécaniquement. Son sac se remplit, elle passe des foules condensées en foules condensées. Un Pacificateur la contrôle, fouille ses affaires et la laisse partir. Dix minutes plus tard, un autre Pacificateur la contrôle et la gracie d’un maléfice qui attache ses chaussures entre elles pour la faire trébucher.

Le monde est beau et la société très juste.

Un passant lui marche même dessus. Elle voudrait les insulter, tous, et leur dire qu’avec un flingue elle ferait à leur visage ce qu’elle a fait à quelques mangemorts le soir d’un certain attentat. Ça reste une envie. Elle se relève, refuse l’aide d’un marchand très certainement Sang-de-Bourbe et poursuit son chemin. Son caractère s’aiguise-t-il ou elle ne prend vraiment pas cette jambette enchantée ?

Elle poursuit son chemin sans embarras. Enfin, c’est ce qu’elle pensait. Elle marche, perdue dans ses pensées moribondes jusqu’à que quelqu’un lui prenne le bras. Elle se retourne, se prépare à réciter : Je suis sous l’ordre de mon honorable maîtresse je ne peux vous accorder du tem-

- Alice ! Qu’est ce que tu fais ici ?

J… Joy ?

Elle aurait voulu réagir autrement mais sa première réaction est celle de la surprise. Le monde de la résistance et du quotidien se croisent, soudain. Son cœur saute au plafond. Un spasme la traverse, la poussant à retirer son bras de l’emprise de Joy. Elle ne veut pas être méchante mais son corps a agi de son propre chef. L’instinct de survie primaire a parlé.

Ses yeux détaillent Joy de ses petits pieds jusqu’au sommet de sa mignonne tête. Elle expire, se détend et revient à ses sens. Oui, je me souviens. Elle vit à Avalon, pas impossible qu’elle me rencontre par hasard. Joy… Je m’en veux, je ne voulais pas faire ça.

- Désolé de ma… réaction. Je ne voulais pas. Quand je sers ma digne maîtresse, je suis beaucoup trop concentrée. Je m’occupe de ses nombreuses commissions en ville. Toi, que fais-tu ?

Tant qu’il y a des sorciers potentiellement hostiles, elle parle comme son personnage de domestique dévouée, plutôt zélée. De là à dire moldue mangemorte… On n’est pas loin.

Elle sourit et prend son bras à son tour. Elle veut la traîner un peu plus loin, dans un coin moins achalandé. Hors de question de quitter la vie urbaine normale tout de suite : ça pourrait venir au nez d’un molosse du Ministère. Reste normale Alice. Joy est une gentille moldue comme toi, et il se passe que tu la connais et que tu l’as rencontré par hasard. Vous allez parler de couture, de comment vous aimez vos maîtres… Pas besoin de se cacher pour ça. Il n’y a d’ailleurs rien à cacher !

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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Jeu 4 Jan - 21:16
Je restais surprise face à la réaction d’Alice qui se dégagea de mon étreinte. Oups … Je l’avais surpris au vu de sa tête. La prochaine fois je ne la toucherais pas et je m’approcherais simplement d’elle. Elle s’excusa et je souris lorsqu’elle me prit le bras. Elle n’avait pas besoin de s’excuser, je comprenais tout à fait, je posais ma main sur son bras. J’avais presque oublié le lieu où nous étions, nous ne pourrions pas parler aussi librement que la dernière fois, mais déjà être au près d’elle me faisais un bien fous. Je lui pressais doucement la main avant de répondre.

« Je sers aussi mes nobles maîtres, j’ai de nombreuses courses à faire. »

Du menton je lui montrais mon gros sac à dos. J’avais fais au plus vite pour flâner un peu, et le manque de contrôle des Pacificateurs aidait à me faire gagner un peu de temps, je passais inaperçu. Je remarquais soudain l’état des vêtements d’Alice, et je la fis tourner dans une petite rue à l’abri des regards après avoir jeté un regard par dessus mon épaule. Je la lâchais et l’examinai avec attention. On aurait dit qu’on lui avait marché dessus. Je la fis tourner sur elle même pour la regarder encore et l’épousseter.

« Alice ! Que t’est il arrivé ?! On t’a battu ? On t’as marché dessus ? Qui a fait ça ! »

Je sentis une colère sourde envahir mes veines plus rapide que n’importe quelle peur. Je ne supporterais pas qu’on fasse du mal à Alice, je trouverais un moyen de la venger. Je me le promis. Celui qui lui avait fait du mal lui payerait. Même si c’était un sorcier, même si c’était ses maîtres ! , je trouverais un moyen. On ne faisait pas du mal à Alice. Je passais un instant ma main sous ma manche pour presser ma coupure. La douleur diffuse me calma lentement et je retirais mes doigts en respirant profondément. Alice n’avait pas l’air trop blessée … Juste un peu bousculée … Mais je n’aimais pas ça du tout ça. Je lui repris le bras.

« Il te reste encore beaucoup d’achat à faire ? Si tu veux pour les plantes je connais un bon endroit, le moldu qui sert est un bon ami à moi. »

Il pourrait lui faire une ristourne. C’était toujours bien d’avoir un peu le monnaie sur soi, pour en donner aux transporteurs pour Vivecime ou ce genre de chose. Ou juste au cas où si on devait fuir rapidement, avoir de la monnaie pouvait être utile. Je détaillais Alice avec attention, prête au cas ou à la prendre dans mes bras si elle en éprouvait le besoin.
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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Dim 7 Jan - 1:51
« L'amitié »
Heureux hasard


Elle n’est pas la seule à acheter des trucs aujourd’hui. Alice sent que Joy joue dans sa main mais elle fait mine de ne rien opposer. On reconnaît plus facilement aux femmes ce genre de contact. Cependant… elle n’acceptera pas ça longtemps. Un homme ne doit pas tenir la main d’un autre homme : ça doit fonctionner pour les femmes également. Pas de ça en public. En d’autres circonstances… Pourquoi pas. Elle donne sa main volontiers à Abbey, après tout. D’ailleurs, elle ne put s’empêcher de la tenir fermement durant le dernier discours de Durham avant… avant son accident.

N’empêche, elle se laisse guider par Joy. Très physique aujourd’hui. Ça doit être notre rencontre… quand on craint pour la vie des siens, on est très heureux de les revoir en chair et en os. Je comprends ça. Alors, elle se laisse tournoyer et épousseter à la guise de la brunette. Ça la dérange moins : cette allée est calme. Puis… il est vrai que sa chute l’a salie. Aveline s’en plaindra… Inévitable comme sa lenteur qu’on lui reprochera peu importe l’heure à laquelle elle reviendra.

- Alice ! Que t’est il arrivé ?! On t’a battu ? On t’as marché dessus ? Qui a fait ça ?

Tous les nôtres se font marcher dessus en ce monde. Elle s’adonne au rictus en tentant d’enlever en vain une marque brune de sur sa robe. Comme si de rien était, comme si ça arrivait tous les jours… Peut-être ce ton calmera son amie qui, comme elle a pu l’expérimenter autrefois, est inflammable en contact avec la méchanceté gratuite ou l’arrogance. Caractérielle, plus qu’Alice même si elle a laissé sa colère dirigée une main fermée vers son bon samaritain. Méchante Alice. Mais Dieu sait que cette histoire me fait grincer des dents quand j’y repense.

- Rien de bien grave. Un Pacificateur a joué avec mes lacets pour une blague et je suis tombé. Et on m’a marché dessus. Il faut croire que les gens ne font pas attention…

Ne font pas attention aux moldus. Convaincue qu’il s’agissait d’un acte ô combien haineux, elle blâme une masse informe.

- Il te reste beaucoup d’achat à faire ? Si tu veux pour les plantes je connais un bon endroit, le moldu qui sert est un bon ami à moi.
- Il me reste encore beaucoup d’achats à faire, encore plus en ce qui a trait aux plantes.

Elle fait un clin d’œil en mettant ses mains dans les poches, le sourire malin. Certes, il lui restait bien un ou deux ingrédients végétaux sur sa liste mais c’était tout. Aveline même l’avouerait : Alice est efficace. Cela dit… deux ingrédients n’étaient-ils pas plus qu’un ? Ça ne fait pas beaucoup, déjà ? Tout est si relatif… Je dirais qu’un vendeur perdait son temps à négocier. Je peux me permettre de perdre un peu de temps… d’autant plus que je veux en perdre.

Elle suit Joy vers ce qu’elle suppose être son bon endroit. Elle marche à ses côtés, les mains nulle part ailleurs que sur elle-même cette fois. Je suis contente de revoir Joy. Rencontrer des camarades résistants, ça fait toujours plaisir. Enfin… elle n’est pas exactement du bon camp mais ne fait-elle pas de son mieux ? Je devais racoler les moldus Phénix, aussi… Mais elle a abandonné, ses tentatives n’apportant rien de concret à la Nouvelle Inquisition.

- Comment va la vie ?

Avec les Avery ? Malheureusement, elle garde ses crachats sur les maîtres. Trop risqués. Une question banale certes mais qui a le mérite de pouvoir s’interpréter à tant de sauces qu’on peut dire tout et n’importe quoi à partir de celle-ci.

- Ça se passe comment avec… Odin ?

À défaut d’expliciter ladite spiritualité. On pourrait croire qu’elles parlent d’une connaissance commune, d’un garçon peut-être. Quel sorcier pourrait se douter qu’il s’agit de spiritualité ? Il n’est pas illégal de parler religion mais rester vague… la fait sentir mieux, presque en sûreté.  
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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Mar 9 Jan - 12:13
Un Pacificateur avait fait du mal à Alice hein ? Est ce que je pourrais discrètement la venger d’une manière ou d’une autre ? Il fallait déjà que je trouve ce Pacificateur à la noix. On ne touchait pas à mon amie comme ça ! je brossais encore un peu ses vêtements avant de reprendre ma route avec elle. Oh ? elle avait elle aussi besoin de plantes ! Comme c’était étrange ! j’eus un petit sourire angélique et la guidais des les rues d’Avalon. pour ma part j’avais fais très vite, j’aurais dû rentrer … Mais puisqu’Alice était là ! J’enfonçai mes mains dans mes poches pensive. oh ? Ah ! Odin et la vie, machinalement je serrais brièvement la petite coupure que j’avais au bras.

“ Ca va écoute ! Ca va, j’ai quelques sifflements dans les oreilles mais rien de bien grave. Quand à Odin, bah il va bien écoute, tout se passe bien pour lui. Et toi ? Tout va bien ? Jules va bien aussi ,”

Je n’étais pas sûre que les sorciers connaissent Jésus, mais ne tentons pas Hell et ses idées tordues, appelons le Jules quand nous étions en ville. Jésus-Jules ... Je n’avais pas eus une autre idée de nom, c’était venu comme ça. L’avantage avec Odin et compagnies, c’était déjà que les moldues ne savaient pas qui il était, sauf moi et ma mère, alors les sorciers ! Je demandais à voir. Je poussais la porte de la boutique d’Adara, c’était toujours Fergus au comptoirs, il était tout seul.

“ Hey Mil ! T’es déjà de retour ? je te manquais ?
-Non, pas vraiment Fergus, je te présente Alice, Alice Fergus un ami, elle aurait besoin de plante … Ah ! Et ! “
Je me hissai sur la pointe des pieds et lui chuchotai quelque chose à l’oreille. Il secoua la tête.
“ Hors de question Mil ! Et ne cherche pas à me convaincre ou quoi : c’est non.
-Tsss “

Il haussa un sourcil et disparu pour donner les plantes à Alice et lui faire une petite réduction en passant. Amie de mes amie sont mes amies m’avait il dit un jour. Il m’ébourriffa les cheveux et je chassais sa main un peu en colère contre lui. Il rit et je sortis avec Alice en lui tenant la porte, autant à elle qu’à un sorcier qui entra après nous. je me retiens de prendre le bras d’Alice, cela pourrait attirer l’attention. Je n’étais qu’à moitié satisfaite, Fergus n’avait rien voulu me donner. c’était dur de parler ici, il y avait des milliers d’oreilles partout pouvant nous espionner sans aucune honte. Nous n’étions que des esclaves. Un sifflement désagréable pointa dans mon oreille droite et je plaquais ma main dessus en grimaçant. C’était douloureux ! Et j’avais l’impression que le sifflement empirait pendant une bonne dizaine de secondes avant d’exploser dans mon oreille. Je serrais les mâchoires et fermai étroitement les yeux en attendant que la douleur ne s’en aille. Je levais les yeux vers Alice

“ Je te propose de trouver un endroit calme .. S’il te plaît … “

Sauvez moi de ces sifflements qui me paralysaient pendant des dizaines de secondes .. C’était de pire en pire ! Et je n’avais aucun signe avant coureur. C’était l’une des raisons pour laquelle je ne m’occupais jamais de la vaisselle : il y aurait eut de la casse.
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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Mar 9 Jan - 21:05
« L'amitié »
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Jules ? D’abord étonné, Alice finit par comprendre de qui il s’agissait. Jésus, qui d’autre ? Elle sourit sans trop savoir quoi répondre : le messie n’est pas encore revenu sur terre… Et pour ce qu'elle en sait...

- Ça va bien de même.

On m’a quand même piétiné mais pas grave. J’imagine qu’il fallait ça pour que je revois une camarade résistante dans un tel hasard. Durant une minuscule seconde, Alice remarque que Joy serre son bras parfois, toujours le même lui semble-t-il. Détail qui l’a échappé à prime abord car insignifiant mais maintenant que ça se répète, ça lui passe sous le regard. Ça doit lui démanger, pense Alice sans se poser davantage de questions.

Elles arrivent devant ladite boutique et entrent. La chaleur vient caresser la blonde qui a passé près de deux heures à subir les humeurs du vent hivernal. Elle se frotte les mains et se satisfait que d’y voir ledit Fergus. Pas de maîtres sorciers. Bien.

- Enchantée.

Présentation polie mais elle préfère se taire : laisser Joy et Fergus parler entre eux est assez mignon comme ça. Comment elle se met sur la pointe des pieds, comment ils s’obstinent puis comment il l’ébouriffe en toute gratuité… Alice sourit et roule des yeux, s’imagine des choses...

Elle achète les plantes à bas prix. Ça lui donnera de l’argent supplémentaire mais elle hésite à les garder ou non : veut-elle garder ce qui appartient à Altair ? Pense à comment ils nous ont volés nos terres, c’est bien la moindre des choses que tu gardes un peu d’argent pour toi puis… tu travailles gratuitement. N’empêche, elle hésite.

Elles sortent du magasin mais la situation prend une tournure pénible. Pénible parce que Joy souffre et déjà, ça blesse un peu Alice qui doit supporter un si mignon visage en peine. Prise au dépourvue, elle examine. Sans discerner la provenance exacte de son mal, elle devine qu’il s’agit d’un truc lié aux oreilles ou à la tête étant donné ses gestes. Les gens tendent à jouer ou se masser là où ça fait mal, quand ce n’est pas une blessure ouverte bien entendu…

- Je te propose de trouver un endroit calme .. S’il te plaît …

Ça donne la puce à l’oreille. Elle sort un épais chiffon bleu marin de son sac et le présente à son interlocutrice.

- Avant, laisse-moi t’aider.

Elle enroule le chiffon le long de sa tête comme pour lui mettre un voile dont Shoshanna a le secret. Les oreilles de la brunette sont désormais voilées : à l’abri du froid comme d’un bruit trop agressant. Elle pourra toujours m’entendre mais les sons seront plus… délicats. Et puis ça ne lui fera pas de mal même si je doute que ça fonctionne… Elle sourit, se voulant rassurante.

- Ça va mieux ? On peut se déplacer vers la ceinture verte… Elle ne doit pas être bien verte en ce temps de l'année je te le concède mais c’est plus tranquille.

On dirait qu'elle va mieux. La crise est passée ou son aide a agi comme un bon placebo. Tandis que les traits du visage de la fille du nord perdent en crispation, la blonde se sent plus à l’aise d’aborder le sujet qui traîne sur ses lèvres depuis une petite minute déjà :

- Dit... Est-ce que toi et Fergus êtes…

Sourire malin, sourire coquin : les mots sont inutiles quand le sous-entendu plane. Que ça soit le cas ou non, ça amuse Charley qui se montre plus taquine lorsqu’elle se balance du pied, faussement naïve.

- En tout cas, lui il a un regard qui ne trompe personne. Tu dois lui avoir… tombé dans l’œil.

Clin d’œil et jeu de sourcils.  
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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Mer 10 Jan - 17:41
C’était si douloureux ! Déjà que de base je ne supportais nullement les bruits trop violant mais alors là … C’était le pompon ! Qu’avais-je fais à Odin et Thor pour qu’ils me punissent comme ça ! Je n’aimais pas ça. Je m’agrippais au foulard dont m’entoura la tête Alice. Il était doux et il sentait bon. Je devais avoir une drôle de tête mais ça ferait une petite protection. Je me souviens que ma mère m’avait dit de toujours garder mes oreilles au chaud, que cela aidait à ne pas avoir mal. J’allais devoir me trouver un foulard pour sortir puisque j’aimais le froid. Je suivis Alice en gardant le foulard autour de ma tête. C’était agréable comme sensation. La ceinture Verte … Qui était plutôt grise à cette période de l’année. Je m’assis en serrant le foulard autour de ma tête, j’avais posé mon sac par terre. Je fermais les yeux, profitant du calme autour. Je relevais les yeux vers Alice.

Hein ? Je ne comprenais rien à ce qu’elle racontait ! Je n’avais pas frappé dans l’oeil de Fergus ! Je ne l’avais jamais frappé ! Les seuls que j’avais cogné c’était des mangemorts, mais ça comptait pas. Puis Fergus c’était un peu comme un grand frère avec moi ! Il me taquinait et m’embêtait tout le temps ! Et je lui rendais bien, mais c’était tout. Il me considérait comme sa petite soeur et moi comme mon grand frère. Et puis pourquoi et comment je lui aurais frappé dans l’oeil ? Même sans faire exprès, nous nous chamaillons oui, mais il était trop grand pour que je lui tape dans l’oeil sans le vouloir ! Je dénouais un instant le foulard avant de le remettre avant de répondre, surtout qu’Alice avait l’air … De penser quelque chose que je ne comprenais pas!

“ Hein ? Mais je ne comprends rien Alice ! Je n’ai pas tapé dans l’oeil de Fergus, même si on se taquine beaucoup je fais attention à ne pas lui faire mal. Et c’est comme un grand frère avec moi ! Et je suis comme sa petite soeur. C’est tout. … Merci pour le foulard ! Il est magnifique ! Tu ne vas pas avoir d’ennuis si tu me le prête ? “

J’espérais vraiment que cela ne soit pas un foulard destiné à sa maîtresse et qu’elle n’aurait pas de soucis à cause de moi. Je ne me le pardonnerais pas ! Je ne voulais pas qu’elle ait des problèmes, ça serait horrible de ma part. Je levais un instant les yeux vers le ciel pour observer les gros nuages gris se déplacer paresseusement. J’aurais aimé être un nuage, on devait être bien à flotter sans n’avoir rien à faire. J’observais Alice qui semblait surprise, avec ses grands yeux écarquillés. Je fronçais les sourcils. Avais-je encore dis une bétise ?

“ Alice ? Tout vas bien ? Tu as l’air d’avoir avalé un citron pourris … “

J’avais croqué une fois dans ces citrons, toute petite, c’était à vomir, mais … Quand on avait faim on mangeait ce qu’il y avait.Je caressais du bout des doigts le foulard en regardant toujours Alice inquiète de la voir comme ça.
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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Jeu 11 Jan - 2:15
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Alice décèle l’honnête surprise de Joy. Il ne s’agit pas d’un étonnement feint pour faire genre : ah mais non je ne sais pas de quoi tu parles suivi d’un gloussement caractéristique. Non, la brunette ignore où elle veut en venir. Je devais m’en douter aussi. Cette fille a un petit quelque chose de si… parfois, j’ai l’impression qu’elle dort sur des nuages et je ne le pense pas en mal. J’aimerais bien dormir sur des nuages, aussi.

- […] Et c’est comme un grand frère avec moi ! Et je suis comme sa petite soeur. C’est tout. … Merci pour le foulard ! Il est magnifique ! Tu ne vas pas avoir d’ennuis si tu me le prête ?

La blonde croise les bras et soupire. Elle épargne l’innocence de Joy cette fois-ci mais un jour… Quand il lui fera des avances beaucoup plus évidentes, que fera-t-elle ? Tu t’inquiètes pour rien, Alice. Ce n’est pas de tes affaires mais sais-tu ce qui te concerne ? C’est que ce foulard que tu as donné à Joy était destinée en toute vraisemblance à Aveline…

C’est à ce moment que le visage de l’inquisitrice se crispe. Ses yeux s’écarquillent et le stress monte en flèche jusqu’au plafond de sa tête. Je ne peux tout de même pas lui reprendre mais… si je reviens avec un article d’Aveline manquant, elle va me tuer c’est sûr ! Elle va… elle va me punir, elle va être déçue, elle va… Les rouages de sa paranoïa s’emballent. Et si elle reprenait le tissu ? Sa maîtresse pourra-t-elle discerner les cheveux étrangers des siens ? L’odeur de son usurpatrice ?

Tu dois acheter un nouveau foulard, ça fera un bon compromis… as-tu assez d’argent ? Avec la réduction, il doit bien en rester assez pour une nouvelle écharpe… Peut-être pas mais de quoi as-tu l’air, idiote ?

- Alice ? Tout vas bien ? Tu as l’air d’avoir avalé un citron pourris …

Un vent froid se glisse sous ses vêtements et vient la caresser d’une main cadavérique. Une hantise joue ses doigts sur sa peau, lui rappelle qu’une erreur pourrait être sa dernière. Une erreur Alice, celle qui sonnera les cloches, les enquêtes et… tout finira. À mesure que la noirceur vient la squatter, elle sent son cou la démanger. Foutu serpent d’or, maudite sorcière à l’attentat… Charley sourit, embarrassée.

- Non, c'était une lime.

Elle glousse. Avec un peu de volonté, tout le monde peut rire. C’est sec et stérile mais au moins, ça protège la face. Quand elle te laissera, tu devras aller acheter quelque chose vite fait… Avant que les commerces ferment et pas en retard surtout. Non, ça non… pas en retard. Ses instincts d’esclave reviennent au galop et tout à coup, elle aimerait que Joy parte. Elle se masse la nuque, un peu honteuse de ce sentiment.

- Tu devrais la garder si tu as mal. Mais…

… Si ma maîtresse était ici, je te l’arracherais. Des mots pendent sur ses lèvres mais finalement sortent tous seuls avant qu’elle craque.

- … si tu pouvais me la redonner plus tard, ça m’aiderait. C’est la nouvelle écharpe de ma maîtresse et elle est juste mais... exigeante.

Je pourrais enlever chaque cheveu moi-même au retour, y mettre mon odeur et… le plier avec délicatesse. Oui, je ferai ça. Si ça ne lui peine pas trop de me redonner cette écharpe… Ah c’est si difficile. Décevoir une camarade moldue pour cette esclavagiste, ça me révolte. Ma peur aussi… me révolte.

- Sinon, dois-tu aussi faire quelques commissions ? Je peux t’accompagner.

Retour à la normale. Calme Alice, respire… calme.

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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Jeu 11 Jan - 18:06
Alice avait à peine finit sa phrase que j’ôtais précipitamment le foulard qu’elle m’avait prêté de ma tête. Avec minutie je l’observais à la lueur des pâles rayons de soleil qui perçaient les nuages, traquant le moindre cheveux sur le beau tissu. Une fois cela fais, je le pliais avec beaucoup soin. Je m’occupais souvent du linge à la maison … Pourquoi avais-je pensé maison en parlant du manoir des Avery ? Étrange, très étrange. Je tendis le foulard soigneusement plié à Alice et rabattis ma capuche sur mes oreilles, c’était bine aussi. IL ne fallait pas qu’Alice se fasse punir par ma faute ! Ou tout court. Je ne voulais pas qu’elle souffre. C’était hors de question ! La capuche était certes bien moins jolie, mais elle devait bien être aussi efficace que le foulard ! Non ? AH euh ? Mes emplettes ? Je plongeais ma mains dans ma poche et en sortis ma liste pour la parcourir. Il ne restait que le chocolat.

« Oui, il me reste le chocolat, une de mes maîtres en raffole.»

Avec un soupire, je hissais de nouveau mon lourd sac sur mes épaules. J’allais finir par avoir plus lourd de sac que de mon propre poids. Allez Joy ! On y retourne ! Je guidais Alice dans Avalon jusqu’au chocolatier favoris de ma maîtresse. Lorsque je poussai la porte, la bonne odeur me gifla et je sentis mon ventre gargouiller. J’aurais adorer goûter toutes les sortes de chocolats ici mais … J’étais comme qui dirait une esclave ! Il faisait monstrueusement chaud ici, j’ouvris mon manteau, ôtai ma capuche et remontai mes manches jusqu’aux coudes. Il y avait un peu de monde, mais nous n’eûmes pas à attendre longtemps avant que je puisse pouvoir passer commande, et on retourna rapidement dehors. Je posais un instant mon sac au sol pour glisser les chocolats dedans. Je n’avais plus rien à faire dehors, j’allais devoir rentrer, mes maîtres pouvaient eux aussi se retrouver ici, et s’ils me surprenaient à flâner … Je n’avais pas envie de rentrer, je voulais rester avec Alice et parler de tout avec elle, voir lui refaire un gros câlin. Je retiens un soupire.

« Je vais devoir … Problème à quinze heures, viens. »

À savoir des Pacificateurs que je connaissais bien. Deux biens lourd qui adoraient fouiller les moldus, surtout les filles. Pour l’instant ils ne semblaient pas nous avoir v. On se casse ! Je ne pris pas le bras d’Alice, je ne courus pas, je restais aussi calme que possible, nous n’avions rien fait de mal,mais moins je les voyais mieux je me portais. Et je ne voulais pas qu’ils touchent à Alice.
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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Jeu 11 Jan - 21:44
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Quand l’écharpe revient aux mains d’Alice, sa tête est libérée de ses tourments. Certes, elle a un peu honte de la reprendre mais… Elle se sent mieux. Elle espère que Joy ne le prendra pas mal mais en tant qu’esclave, elle peut bien comprendre sa situation.

- Oui, il me reste le chocolat, une de mes maîtres en raffole.
- Je te suis.

En autant de temps qu’il faut pour le dire, les deux moldues débarquent à la chocolaterie. Elles entrent à l’intérieur et hument l’odeur enivrante du sucre. En plus de cette chaleur… Son amie lève ses manches. Son œil droit louche vers sa peau découverte mais ce qu’elle y remarque lui glace le sang. Des coupures rouges. Oh mon Dieu. Alice laisse Joy acheter pendant qu’elle lèche la vitrine comme si de rien n’était. Mais… qu’est-ce que c’était que ça ? C’est ainsi qu’on la punit ? Allez, normalité Alice. Regarde les chocolats. Voyons voir… chocolat à la Bièrrobeure, saveur de l’Fleur malin, caramel d’Écosse, dessert de Merlin… Oh, du chocolat suisse ! Elle jette un coup d’œil à Joy qui continue d’attendre. Ça doit être une punition : quoi d’autre ? Pourquoi voudrait-on se faire du mal de la sorte ? Mais qu’avons-nous là… Du chocolat bleu ? L’extravagance des sorciers a-t-elle donc une limite ? Ah mais celui-là on dirait une boule de neige avec des flocons… multicolores. Du chocolat de crapaud ? Alice, arrête de déconner… Tu as d’autres préoccupations que le chocolat, arrête de faire comme si tu n’avais rien vu. La brunette a fini. Alice suit ses pas jusqu’à l’extérieur.

- Je vais devoir … Problème à quinze heures, viens.

Alice passe en mode mission. Elle remarque les deux Pacificateurs qui traversent le même passage. Elle reconnaît l’un d’eux car celui-ci l’a contrôlé tout à l’heure. Sa mine devient sérieuse lorsqu’elle murmure à Joy :

- N’en dit pas plus. Suis-moi.

Digne espionne de la Nouvelle Inquisition. Si elle a appris quelque chose depuis son engagement à la résistance, c’est bien comment disparaître avec discrétion. Isaïe est un bon maître dans l’art. Depuis son lamentable échec avec Isaac – échec qui aurait pu facilement lui coûter la vie –  elle ne veut plus jamais manquer de finesse. Elle se retourne dos aux Pacificateurs, entraînant Joy à faire de même. Elle marche normalement, comme si elle n’avait rien fait. Et c’est le cas, on ne fait rien de mal. Mais si elle veut absolument les éviter, c’est qu’il doit y avoir une raison et je ne me sens pas d’humeur à endurer l’autre là… encore. Le duo serpente de passants en passants pour qu’elles s’effacent en eux. Petit à petit, elles virent en diagonal vers une ruelle. L’inquisitrice prend fermement la main de la Phénix et l’entraîne dans l’ouverture. Dès qu’elles y sont, elle murmure :

- Dépêche-toi.

Vite, on n’a pas de temps à perdre ! Alice marche avec diligence vers le premier couloir où elles pourraient tourner. Elle fait ça au moins cinq fois sur un rythme sportif, d’une manière presque aussi aléatoire que la chance elle-même. Leur parcours doit devenir chaotique, incompréhensible pour quiconque voudrait analyser leur itinéraire.

Elles ont investi un cul-de-sac ne servant qu’à des employés d’un restaurant. La porte de derrière sent la clope mais personne n’est en pause. De l'extérieur, les moldues peuvent entendre des gens cuisinier et se donner des ordres ponctués de mots italiens. De la vaisselle claque, des verres s’entrechoquent… Bref, s’il n’y avait pas un mur pour protéger les oreilles sensibles de la fille nordique, elle en pâtirait. Au moins, ici, personne ne ferait attention à deux moldus tant qu’elle ne se mette pas à mendier les restes. Alice est plutôt fière de sa fuite mais son visage reste figé, sérieux.

- S’ils nous cherchaient, ils chercheront encore longtemps... Ceci dit, on doit parler.

Alice, vas-y... Plus vite tu enlèves le bandage, plus vite ce serait fait. Puis... c'est pour son bien. Elle pointe le bras où elle a vu les fameuses cicatrices encore fraîches de leur coupure.

- Qu’est-ce que tu as au bras ? Ce sont tes maîtres qui t’ont fait ça ? C’est de la magie noire ? C’est important que tu me répondes !

Sans être une savante en magie sorcière, elle sait néanmoins que ce serait le genre de la magie noire que de provoquer des scissions pareilles sur la peau. Si c’est ce que je crois… elle doit voir un médicomage immédiatement ! Un phénix, quelqu’un… n’importe qui !
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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Ven 12 Jan - 18:33
Je suivis Alice sans la moindre trace d’hésitation, je lui faisais une confiance aveugle : elle devait bien savoir ce qu’elle faisait et avec une excellente raison de procéder de la sorte. Dans un sens elle avait l’air parfaitement dans son éléments. Je souris malgré moi lorsqu’elle me prit la main. En quelques temps passé avec elle, j’adorais sentir sa paume et sa chaleur contre la mienne. C’était apaisant et rassurant. En lui tenant la main j’avais l’impression de pouvoir tout faire. Tout en lui serrant la main, j’essayais d’être aussi souple et à l’aise qu’elle, mais mon attention était parfois distraite par ses cheveux d’or qui dansaient près de mon visage.

Une fois à l’abri dans une impasse, je lui lâchais à regrets la main. J’aurais bien aimé la garder encore un peu … Mais l’air sérieux d’Alice captiva toute mon attention, ainsi que ses beaux yeux bleu azuré, on aurait dit un morceau de ciel d’été dans ses pupilles. C’était beau.

Oh … les coupures ... J’aurais dû y penser. Je passais ma main sur mon bras blessé en réfléchissant à toute vitesse. Pas question de lui dire que c’était moi même qui me les avais infligé. Pas que j’avais honte ! Mais, je n’étais pas sûre qu’elle comprenne … Même si on avait parlé de religion … Elle savait tout sur ses rites elle ! Pas moi, j’avais réussis à comprendre que les dieux voulaient des sacrifices, je n’avais pas de bœuf à sacrifier ! Alors je les faisais sur moi même, c’était déjà ça … Puis cela faisait partie des sacrifices de soi dont m’avait parlé Alice, non ? Il fallait la calmer immédiatement ! Je lui fis un doux sourire avant de répondre : 

« De la magie noire ? Ce ne sont pas mes maîtres qui ont fait ça directement. L’accro au chocolat a fait explosé une vitre, et je n’étais pas loin, ce sont des coupures à cause du verre. J’ai eu beaucoup de chance, ce n’est rien. Ne t’inquiète pas ! »

Je lui serrais d’avantage la main que j’avais repris. Qu’elle ne s’inquiète pas, ce n’était pas important. Et je notais de changer d’endroits pour les coupures, les jambes peut-être … Ça serait plus discret. Puis il n’y avait pas tant de coupures que ça ! Dix jours depuis notre rencontre donc neuf coupures visibles et une entièrement guérie. Puis je devais l’avouer … Me couper me faisais du bien. Ça me calmait un peu.
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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Ven 12 Jan - 20:29
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- De la magie noire ? Ce ne sont pas mes maîtres qui ont fait ça directement. L’accro au chocolat a fait explosé une vitre, et je n’étais pas loin, ce sont des coupures à cause du verre.[...]

Les yeux des filles plongent les uns dans les autres. Alice évite ce sourire enjôleur qui pourrait la rendre bête. Non, elle pénètre son regard pour y chercher la vérité. Elle ment mal. Elle ne voit aucune malice mais plutôt de bonnes intentions. Que de bonnes intentions, d’ailleurs. Je me demande si je ne préférais pas qu’elle me mente par malice. Elle sourit à son tour mais d’un sourire un brin amer. Elle sent les doigts chauds de la fille nordique s’enrouler aux siens mais…

Une vitre éclatée blesse autrement. Puis s’il s’agit d’une explosion, les chances que la vitre aurait coupé son visage. Sans parler de ces lignes droites… Pas besoin de l’avoir vécu pour savoir qu’une vitre qui explose ne coupe pas de la sorte. Alice baisse les yeux.

- J’aimerais te croire mais…

Mais je n’y crois pas. Elle tâtonne toujours… Protège-t-elle ses maîtres ? Mais pourquoi ? N’a-t-elle pas rejoint les Phénix ? Il n’y a qu’elle et l’insignifiance de la ruelle : de quoi a-t-elle peur ? Elle se coupe toute seule. Non, elle refuse d’y croire. Si, regarde la vérité en face Alice. Les gens gèrent leurs problèmes de différentes manières. Toi tu… tu gardes tout à l’intérieur et elle, elle prend un couteau et… Ça suffit. Elle inspire profondément pour calmer ses pensées.

- Ça me semble… faux.

La situation la prend de court. Elle ignore comment s’exprimer. Elle ne voulait pas employer ce terme. Elle aurait préféré… elle n’en sait rien. Mensonger c’est pire, ridicule inapproprié. Farfelu hors contexte… Pourquoi elle protège ses maîtres… parce qu’elle ne les protège pas, Alice, arrête avec ça. Tu le sais très bien de quoi il s’agit, tu ne fais que regarder ailleurs, vers ces damnés à la baguette parce que ça te dérange de voir les choses en face. Oh oui tu pourrais l’ignorer, la laisser vivre sa vie mais ce serait la laisser à sa mort, à son pêché. Détourner le regard. Comme tu as détourné le regard quand grand-père a… Stop. Juste ta gueule. Ferme-la.

- Joy… est-ce que tu les fais… toi-même ?

Gravité. Le suicide est un péché : ça, elle l’a compris. Le phénomène n’est pas méconnu chez les esclaves et d’un point de vue pragmatique, vaut mieux un moldu vivant et résistant qu’un moldu résigné et mort. La religion est claire à ce sujet, à moins d’être un martyr ou de se sacrifier pour une cause plus grande. Alors là ce n’est pas un suicide, c’est de l’héroïsme. Dès qu’elle pense au suicide, le malaise se matérialise dans ses sensations. Chair de poule. Et oui : l’esprit d’Alice mêle aisément les scarifications et le suicide. Où d’autre cela pourrait-il mener ? N’est-ce pas une forme d’autodestruction ?
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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Ven 12 Jan - 21:10
Je lus dans les yeux d’Alice qu’elle ne me croyait pas. Merde … J’aurais voulu lui effacer ce qu’elle avait vu de sa tête. Qu’elle l’oublie. Je n’y avais pas pensé en remontant mes manches, mais cela avait été stupide de ma part. J’aurais dû y penser. Je les ferais autre part à partir de maintenant. Je baissai les yeux, elle avait compris bien évidement, je n’étais pas douée pour mentir avec les moldus. Avec les sorciers c’était presque plus facile, je me taisais et je laissais aller. J’avalais ma salive et lâchai les mains d’Alice pour serrer mon bras de toutes mes forces. La douleur de la dernière coupure se rependit et je restais immobile à le serrer encore Comment expliquer ça ? Autant dire la vérité non ? Mais est ce que je n’allais pas l’inquiéter ? Lui cacher la vérité ne ferait que l’inquiéter d’avantage. Je poussais un profond soupire avant de hocher lentement la tête.

« … Oui … Oui, je le fais moi-même … C’est à la fois pour mes dieux … Mais aussi pour moi … Ça me calme un peu quand je me coupe, j’ai l’impression de mieux pouvoir supporter la journée de travail. Je fais attention pour que ça ne soit pas dangereux, je te le jure. Tu ne t’inquiète pas hein ? Je te jure que c’est rien du tout. »

J’avais … en réalité … Je … J’étais morte de fonte de lui avouer ça. J’avais l’impression de lire dés maintenant le dégoût sur son visage. Elle allait me gifler, m’insulter, et me laisser ici … J’en étais sûre. Je devais lui faire honte et peur. Et il y avait de quoi : qui en se faisant du mal éprouvait du bien ? Ce n’était pas normale … Je n’étais pas normale. Je sentis les larmes de honte me montaient, brûlantes, aux yeux et je lâchai les mains d’Alice, j’avais peur de la salir maintenant. Je n’étais pas bien dans ma tête … et Alice ressemblait à un petit ange, j’avais envie de coiffer ses cheveux et d’y glisser des fleurs … Et j’avais l’impression de ne même pas pouvoir être près d’elle. J’essuyais d’un geste de main rapide mes yeux pour ne pas me mettre à pleurer avant de reprendre la voix étranglée

« … J … Je suis désolée … »

Je ne savais même pas pourquoi je m’excusais … Ah si : parce que je faisais beaucoup de peine à Alice. Et ça j’en avais honte … Mais c’était impossible pour moi de rendre hommage à mes dieux si je ne faisais pas de petits sacrifices …
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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Sam 13 Jan - 17:35
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Oui, je le fais moi-même. Les yeux d’Alice s’écarquillent. Surprise mais pas vraiment. Tu as touché juste. Franc-tireuse, tu sais frapper où ça fait mal. Trouver la faiblesse, l’exploiter… Oui, digne espionne inquisitrice… J’ai l’air de quoi moi ? Je fais quoi maintenant ? Toutes remarques du style : va consulter quelqu’un, va voir un médecin tombent dans le néant. Des moldus, ça marche ou crève. En ce moment, elle a l’impression que le crève prend le dessus.

C’est à la fois pour mes dieux… Dès que l’excuse tombe, l’inquisitrice retrouve ses instincts primaires de leur première rencontre. Vouloir la convertir, la sortir de toutes ses croyances hérétiques et dangereuses. On doit lui montrer le bon chemin, pense-t-elle dans sa panique contenue. Elle lui donnerait quelques baffes s’il le faut, lui tirerait les cheveux jusqu’à la Nouvelle Inquisition. Lui montrer la voie du Bien. La guérir de toutes ses influences néfastes.

Ça me calme un peu quand je me coupe. Alice préfère taire ses propres pensées pour les empêcher de glisser sur ses lèvres. Elle roule sa langue huit fois. Absurde. Elle ignore quoi répliquer, elle ignore comment réagir et surtout ignore où ça va mener. Tout ça. Que dire ? Qu’elle est folle d’y trouver… du réconfort ? En tout cas, elle se dit que ce n’est pas normal. Pas… sain. Pas bien.

Tu ne t’inquiètes pas hein ? Si elle savait toutes les fourmis de stress qui parcourent les tunnels de ses nerfs. Déjà que l’histoire de l’écharpe avait activé quelques névroses, maintenant des tonnes reviennent. Je suis désolée.

Moi aussi, je suis désolée.

Elle tourne les talons. Sans réfléchir. Elle ne sait pas pourquoi mais elle devait détourner le regard d’elle. C’est péché, c’est satanique, c’est… pas bien. Elle inspire, se préparant à partir. Loin. Retourner au foyer des Kirke et ne plus jamais penser à cette histoire de sa vie. Ne plus aborder les fous. C’est ça maligne, va-t’en. Pars loin puisque tu en es capable. Tu sais comment disparaître, pas vrai ? Sors-la de ta vie : elle y est entrée depuis peu, il est encore de temps de couper les liens. Coupe tout : les racines sont fraîches. Retourne voir Aveline. Retourne voir Altair. Occupe-toi de Mayssan : c’est encore une enfant.

Je n’arrive pas y croire. Après avoir vécu l’enfer, certains pensent encore à… faire ça. Quand je pense à tout ce que j’ai dû faire pour rester en vie en ce bas monde… Comment peut-elle faire ça ? Tu es une hypocrite Alice. Tu es la pire d’entre tous. La pire je te dis. Mais genre quand je dis la pire, vraiment la pire des pires. Puis tu détestes les fous… mais Alice, tout le monde est fou ici. Tu ne peux pas fermer les yeux sur ça ? Tu lui fais de la peine, allez regarde derrière ton épaule, arrête de marcher deux secondes… Tu vois ça ? C’est de ta faute. C’est ce que tu laisses derrière toi. Quand tu pars, tu rends sa vie encore plus misérable. Si ça se trouve, elle se coupera encore et encore… Et ce sang sera de ton fait. Tu la saigneras comme un Mangemort saigne tout le monde dans cette saloperie de société. Tu joues leur jeu. Tu nourris le système. Tu donnes du sang au Diable. Tu es une grosse conne Alice.

Retourne la voir.

Elle retourne voir Joy. En réalité, Alice n’est pas partie très loin. Enfin, si très loin mais pas assez pour qu’elles se perdent de vue. Elle retourne oui mais les yeux baissés, un peu honteuse. Honteuse de pas mal de choses, pas seulement de son attitude de tout à l’heure. Toutefois… elle maintient son opinion. Faire ça, c’est mal. Elle doit changer… mais comment ? Ne risquerait-elle pas de créer pire ? Elle qui fait des leçons de vie c’est comme un enfant qui t’apprend comment être adulte : il pourrait avoir raison ou non ce ne serait pas sérieux.

- Désolé c’est juste que… ça ne me… ça ne me semble pas bien ce que tu fais.

Elle regrette d’être de retour, surtout si c’est pour dire ça.

- Mais… nous sommes toutes les deux des moldues. Des camarades, des amies. Où irions-nous si on s'abandonnait comme ça ?  

Elle tend les bras pour un câlin. Si c’est convenable ou non… elle n’en sait rien mais elle le fait.

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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Sam 13 Jan - 18:02
Je vis la mine d’Alice et ce fut comme-ci un long pique glacial s’enfonçait en moi rependant une langue de glace brûlante à l’intérieure de mon corps. Je la dégoûtais. Je la dégoûtais au plus haut point et je pouvais comprendre. Mais la voir se détourner … Cette fois le pique s’installa dans mes entrailles et je sentis une vague de nausée envers moi-même monter et le froid descendre jusque dans mes jambes me clouant sur place. J’étais incapable de bouger, avais-je vraiment le droit d’aller la toucher en la suppliant de me pardonner ? Je n’en avais pas le droit. J’avais perdue Alice et c’était ma faute. Tout était ma faute … Tout était ma faute … Avais-je vraiment le droit de rester en vie après avoir blessé autant une amie ? Je n’en étais pas sûre … S’il le fallait j’irais provoquer ou tenter un coup d’éclat chez les Avery. Si je dois mourir pour ce que j’ai fais, autant emporter un mangemort avec moi … Au moins cela servirait la cause général … Je vis Alice s’arrêter. Elle allait me dire ce qu’elle pensait et je l’avais mérité, je me préparais à attendre un torrent d’insultes et de reproches, mais elle revient vers moi.

Elle m’ouvrit les bras en disant qu’il ne fallait pas s’abandonner mutuellement, qu’il fallait se soutenir. Je ne résistais pas et me blottis contre elle, les larmes glissant sur mon visage. J’avais honte, honte, honte, honte … Je m’agrippai à elle comme à une bouée de sauvetage. Peut-être que c’était ce qu’elle était en réalité. Une point que j’avais besoin dans ma vie, un point fixe qui me manquait et que je ne devais absolument pas perdre. Si je la perdais … Qu’est ce que je deviendrais ? À part Fergus je n’avais personne sur qui vraiment compter dans ma vie. Plus rien du tout … J’avais besoin d’Alice, de sa chaleur, de son caractère, de son sourire, de pouvoir parler de tout avec elle et de me blottir contre elle. J’aurais voulu être pareil qu’elle sans doute. J’aurais voulu qu’elle puisse compter sur moi aussi. Mais étais-je vraiment fiable ? Les coupures sur mon bras prouvaient que non. Mais elle était revenue. Je … Je savais ce que je devais faire.

« Pardon … Pardon … Pardon … Pardon … Je te jure … Je te jure que je ne le ferais plus … Plus jamais … »

Et c’était une promesse que je tiendrais. Même si ça serait dur, je ne craquerais pas ! Je me refusais de faire encore de la peine à Alice. Ce que je faisais revenait à abandonner les miens en quelque sorte aussi, puisque je privilégiais mon bonheurs et mon confort aux autres moldus. Hors tout le monde devait soutenir tout le monde. Je ne le ferais plus et j’honorerais d’une autre manière mes dieux. Je trouverais quelque chose ! Je tuerais du Mangemort. Ça devait bien marcher aussi. Mais ce ne serait plus mon sang qui coulerait pour eux … Je me le jurais.
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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Dim 14 Jan - 19:42
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Joy s’effondre sur Alice. Les sanglots pleuvent. La fille nordique qui pleure… L’inquisitrice voudrait la rejoindre. Le rire est contagieux mais les pleures aussi. Toutefois, elle se retient. Elle ne veut pas que les choses empirent. La situation est assez dramatique comme ça. Elle se contente de la tenir contre elle. La réconforter le plus possible. Elle sent des gouttes humides contre sa robe…

- Pardon … Pardon … Pardon … Pardon … Je te jure … Je te jure que je ne le ferais plus … Plus jamais …
- Ne t’excuse pas. C’est moi qui est...

Contradictions et mots creux. Elle ignore comment terminer cette phrase alors elle la laisse au soin de son silence. Ça effacera sa honte dans le mutisme. Ne t’excuse pas. Pas à moi. Après tout, elle se blesse elle-même… et elle un peu, aussi. Mais ce n’est pas important. Elle veut juste qu’elle se remette sur les rails. Elle préfère le sourire aux pleurs des anges. Alice veut une Joy vivante et joyeuse, pas une Joy souffrante et malheureuse. Elle veut ça pour tous ses camarades moldus mais en l’occurrence, elle en particulier. Le câlin se termine.

- Je veux juste… que tu prennes soin de toi, d’accord ?

Et surtout, reste en vie. Une commande vague. Alice aimerait qu’elle arrête les scarifications mais si ça l’aide quand elle travaille… comment va-t-elle s’en passer ? Par magie ? Disparition soudaine, on n'en parle plus ? Elle lui conseillerait la prière mais… elle ne croit pas en ce qu’elle croit. La situation se prête à tout sauf au racolage (enfin si, mais la blonde a encore une âme). Fais ce qu’il faut pour survivre.

- On a tous nos… problèmes. J’espère que tu trouveras les solutions.

Comment faire encore plus vague. Tu manques de mots. Tu peux te rassurer : durant l’attentat, tu n’as pas manqué de balles par contre… Remarque cynique. Un sourire amer se dessine sur son visage avant de se transformer en sourire plus doux. Elle tient les mains de Joy comme si elles redevenaient des fillettes.

- Ça va mieux ? Tu penses que tu peux retourner chez tes maîtres maintenant ou… tu as besoin d’un peu de temps ?

Alice ou la psychologie 101. Cultiver les névroses comme du riz n’empêche pas les phrases un peu prévisibles. Mais si ça fonctionne ? Et puisqu’elles sont pertinentes… dû moins un peu.

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Re: L'amitié prend place n'importe où
ce message a été posté Lun 15 Jan - 4:52
Je restai un moment blottie contre Alice en pleurant. On ne croirait pas comme ça mais c’est libérateur de pleurer un bon coup et la présence d’Alice est un vrai baume au cœur. Elle est lumineuse. Voilà, c’est ça, Alice me fait penser à un petit soleil tout doux sur lequel on peut faire faire des câlins et profiter de sa chaleur honteusement. Mais j’aimais être contre elle, être avec elle. Je finis par me reculer en essuyant mes yeux du dos de la main. On arrête de pleurer Joy, ça va aller, ça va aller. Tu trouveras quelque chose pour te calmer à l’avenir, quelque chose qui ne te blessera pas et qui ne blessera pas Alice, ça va prendre du temps, mais tu vas y arriver. Je pris une longue inspiration. Il fallait que je me calme. Je hochais la tête.

« Je te le jure, je trouverais un autre moyen pour me calmer et me faire du bien … Je trouverais ! »

Elle me demanda si ça allait. Je fermais un instant les yeux en prenant une longue respiration et en plaçant mes mains en coupes, je bloquais dix secondes mon souffle avant de recommencer trois ou quatre fois. Bien que cela ne me serve à rien en début de journée, dans ces moments de crises c’était très utile, j’arrivais à reprendre pieds en imaginant tous mes soucis partir en même temps que mon souffle. C’est pour ça que je la bloquais dix secondes : il fallait que tous les problèmes s’y accroche pour ensuite partir. J’aurais bien voulu avoir une glace ou un miroir pour vérifier l’état de mon visage, mais tant pis, je ferais avec. Je ne pouvais plus tarder, sinon j’allais me prendre une volée … Je fis un petit sourire triste et répondis enfin à Alice :

« Je dois malheureusement rentrer … Et toi aussi … Je ne veux pas que tu te fasse punir à cause de moi Alice … Je … euh … Merci pour tout. »

Sans même attendre sa réaction je la serrais de nouveau contre moi en profitant sans honte de sa présence. Je lui murmurais de prendre soin d’elle à l’oreille avant de la lâcher et de me diriger vers la sortie de la ruelle à pas souples. C’était partit pour retourner au manoir … Je ne voulais pas … J’aurais dû rester à Vivecime … Au moins là bas j’étais bien et on pouvait discuter librement avec Alice … Pas ici. Tant pis. On se reverra, j’en étais sûre !
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