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❝ [Mission] L'essence des sens ❞
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Epouvantard : Un Kelpy
Dialogue : goldenrod

► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

[Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Mer 31 Mai - 23:03
Mai 2046

Je sentais que ma main était un peu trop crispée sur ma baguette mais je ne réussissais pas à me détendre. Pourtant, cette mission ne devrait pas m’inquiéter puisqu’on me demandait d’accomplir ce que je savais faire de mieux : négocier, jouer du charme et obtenir ce que je voulais. Sauf que c’était une mission. Ma première vraie mission, la première fois où on m’envoyait au front ! Bon, pas le front comme les événements des derniers mois mais, tout de même, le front quoi ! Et je n’avais évidemment pas eu le droit de dire quoi que ce soit à la famille, même si tous les engagés des Sabordage avaient compris pourquoi je devais partir. Kark aurait mieux fait de miser sur Dag, il se sentait réellement investi, lui. Moi… Je doutais de plus en plus de tout ça : je ne saisissais plus bien pourquoi les Mangemorts devaient se salir les mains quand la menace terroriste était connue de tous et que le Ministère pouvait agir ouvertement… Il devait y avoir autre chose, quelque chose dont les grands pontes ne voulaient pas nous parler. Bon, là, tout de suite, j’avais surtout d’autres choses à faire alors je chassai sans délicatesse ces pensées de ma tête.

J’attendais Messire Mulciber pour que nous puissions prendre ce portoloin et débarque à Chypre pour boucler la besogne. C’était lui qui avait les gallions, lui qui avait décidé de la marche à suivre, lui qui donnait les directives. Et, contrairement à mon habitude, je n’avais pas bronché une seule fois. Pas une. Parce qu’il me fichait la trouille le vieux. Tout ça datait de la mort de Jarold, et de l’enquête, puis de la falsification des faits… Parce que, forcément, quand on parlait de Justice, on ne pouvait éviter Wilfric Mulciber. Et sa réputation de legilimens. Et son regard perçant. Brrr j’en frissonnais encore. Alors quand il m’avait fallu le rejoindre dans un salon privé d’un salon dont je n’avais jamais entendu parler avant, j’avais perdu ma sérénité. J’veux dire, en tant que Sabordage, j’étais censée avoir la filouterie dans le sang et connaître les lieux discrets, propices aux transactions secrètes… Mais Wilfric Mulciber était meilleur que moi à ce jeu-là. Et si je l’avais toujours su, en avoir la confirmation n’avait rien de plaisant.
J’avais exposé tout ce que je savais d’utile sur Le Filou à Mulciber, la façon dont il gérait son réseau, ses habitudes avec des clients et ses fournisseurs, ce qu’il aimait ou non… Il fallait quand même nuancer : Brocard était l’un de nos clients depuis neuf ans seulement, depuis la mort de son père. Neuf années pouvaient paraître suffisantes mais, dans le domaine de l’illégalité, ça pouvait tout aussi bien ressemble à neuf secondes. Il nous était fidèle, nous lui fournissions les services attendus, il m’était déjà arrivé de négocier personnellement avec lui… Mais Brocard n’était pas encore le type que je pouvais mettre sur ma liste de clients préférés. Il ne m’avait rien fait, juste, je n’avais pas franchi ce cap avec lui. Et c’était Dag qui avait bossé avec lui récemment, pas moi. Bref, je perdais toute confiance en mes capacités juste parce qu’il y avait Mulciber dans le coin. En temps normal, j’aurais pris ça comme un challenge excitant mais aujourd’hui, j’avais peur. Peur de Kark, de Mulciber, de perdre.

J’observais le portoloin, une simple assiette de porcelaine. Pour la discrétion, une mode revenue récemment. La levée du secret magique avait signé l’arrivée de portoloins au design uniforme, aux couleurs clinquantes : plus besoin de cacher le transport aux moldus. Seulement, le retour de la faction avait forcé la reprise de la discrétion pour les transports officieux. Et j’aimais bien ça : cette pauvre petite assiette de porcelaine avait quelque chose d’authentique, comme moi, Arsenia Sabordage.
Dès que Mulciber serait là, que l’heure serait est arrivée, nous pourrions arriver directement à Nicosie, un jour avant la vente. Nous aurions une marge de manœuvre assez confortable pour nous préparer. Malheureusement, ce n’était pas Le Filou qui vendait l’Essenceraie mais un des invités dont il allait falloir que nous découvrions le nom. Et nous allions devoir trouver qui étaient les acheteurs potentiels. Et Mulciber serait surtout chargé d’authentifier la chose. Encore une des raisons pour lesquelles il me faisait flipper : ça n’était pas dans ses fonctions de Directeur de connaître les objets comme celui-là… Mais plutôt dans des activités de loisirs… Personnellement, je jouais aux cartes ou animais un club de sport comme le Boutefeu… Je ne cherchais pas à connaître la puissance de la magie noire hein !

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Pépé chonchon
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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Ven 16 Juin - 20:31
"Au moins, ils nous ont évité de revenir à cette mode décrépite de portoloins sans aucune distinction."

Ma voix brisa délicieusement le silence tandis que la Sabordage se retournait. J'avais préféré transplaner un peu plus loin et terminer le trajet à pied, profitant de l'air frais anglais quelques précieuses minutes. Les voyages n'avaient jamais eu ma préférence même si j'étais bien sûr loin d'être un novice en la matière. Mais Chypre et l'Angleterre n'avaient pas vraiment ce que l'on pouvait appeler un climat commun, et j'étais un britannique pur et dur.

"Bonsoir Mlle Sabordage. J'espère que vous vous sentez toujours à la hauteur de la tâche?"


La trentaine passée. Veune. Parvenue et pirate. Digne représentante de sa famille de forbans évidemment. Mais elle semblait avoir la tête bien faite malgré la crainte qui transparaissait encore clairement à mon encontre. Un dernier point ma foi plus que compréhensible même si ses efforts étaient aussi amusant qu'appréciables. Les jeunes d'aujourd'hui avaient tendance à se sentir si invulnérables et inébranlables... Il fallait bien trop souvent leur apprendre où étaient leur place et limites.
L'éducation se perdait.

Au moins s'était-elle correctement préparée à cette mission malgré le conflit d'intérêts que cette dernière représentait forcément pour cette famille de monte-en-flotte. Notre rencontre préalable m'avait plutôt été satisfaisante... Autant concernant la préparation, les informations obtenues que pour me permettre à la fois de la jauger et la cadrer directement. Et les temps requéraient que les nouvelles recrues, quelles que soient les familles, fassent leurs preuves.

"Allons-y."
Décrétais-je sans plus attendre, une petite valise de cuir sombre à la main.

Nos bras se tendirent vers la porcelaine. Je ne pus m'empêcher de remarquer une légère fissure sur l’artefact avant que le tourbillon ne m'emporte. Sans gravité fonctionnelle heureusement, mais par Salazar que c'était dérangeant!

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La levée du secret magique et la suprématie sorcière avaient fait table rase d'une bonne partie de la culture et constructions moldues, autant par pure utilité, pour l'exemple que le simple désir d'éradiquer ce que ces êtres inférieurs pouvaient avoir laissé sur Terre. La magie avait remplacé leurs pierres sans âmes, les modifiant ou les complétant parfois lorsque nous en avions jugé utile, laissant surtout de nombreuses ruines dans les paysages, même si avec le temps, la nature et la magie avaient reprit leurs droits.
La ville de Nicosie ne faisait pas exception, et j'appréciais à sa juste valeur que tous ces lieux de cultes pathétiques aient été réduits à néants, ne gardant que ce qui pouvait nous satisfaire et être agréable.

Par contre, il fallait être aveugle pour patauger sur cette impression d'apparence parfaite. Il n'était pas difficile de remarquer malgré tout des espaces abîmés, que ce soit par abandon ou vandalisme. Patriotisme peut-être. Pour une capitale sorcière, aussi petite soit-elle, c'était navrant.

La ville n'avait pas été choisie par hasard par ce cher Brocard. Nicosie supportait une double nationalité bipolaire qui ne lui réussissait guère mais qui profitait avidement aux activités nécessitant pots de vin et discrétion.

"Rien ne vaut le sol anglais..."


Une moue méprisante barrait mon visage à ces pensées alors que nous finissions de parcourir les quelques mètres qui nous séparaient de l’hôtel qui nous abriterait cette nuit.

La chaleur disparue une fois les portes passées, je profitais d'obtenir les clefs de nos chambres pour demander qu'on m'emmène rapidement un volatile messager. Je doutais qu'ils possèdent nos valeureuses chouettes et hiboux dans un climat comme celui-ci malheureusement. Il faudrait faire avec.

Une poignée de marches plus tard, nous accédions à nos chambres, un petit salon commun entre les deux.

"Bien. Mlle Sabordage, vous savez ce que vous avez à faire ce soir je présume? Avez-vous bien obtenu l'adresse de votre "Filou" afin de pouvoir correctement lui tenir compagnie et vous rendre efficace?"

Malgré la connaissance de cet homme par la jeune femme et sa famille de corsaires, il nous manquait encore des informations précieuses qu'elle n'avait pu obtenir plus tôt, faute de revoir l'homme face à face. J'espérais que quelques heures en sa compagnie, quelques verres et atouts de la sorcière y aideraient. Il nous serait indéniablement utile de savoir qui vendait quoi, la liste des objets proposés étant bien trop restrictive à mon goût. Ainsi que toute autre information concernant cette soirée. Voir un coup de main plus poussé, si nous jouions les optimistes.

"Comme prévu, vous pouvez lui laisser entendre que vous me servez d'intermédiaire et que votre propre efficacité ainsi que ma satisfaction suite à cette enchère vous permettra d'agrandir votre réseau et votre bourse. Je suis certain que vos beaux yeux papillonnants et votre besoin d'être aidée devraient le toucher..."

Nous en avions discuté deux jours avant. La faction ne devant pas être officiellement mêlée à cette histoire, il nous fallait trouver un "alibi" à notre duo, ainsi que différentes pistes pour amadouer cette fripouille.

"Si vous devez en arriver là, j'ai en ma possession un document que vous pourriez utiliser en échange de son aide."

Un parchemin au cachet officiel du ministère qui commuait l'avis de recherche de son fils sur le sol anglais en simple "à garder à l'oeil".
Il était évident que la fille sabordage ne devrait utiliser ce document uniquement s'il lui permettait d'avoir une aide sacrément bénéfique pour demain. Le gamin de cette racaille n'avait beau être que du menu fretin, je n'avais pas pour habitude de rendre service pour de la mélasse.

Quelques instants plus tard, on toquait à la porte. Mon rapace, une sorte de faucon maritime sûrement, était arrivé. Moi aussi j'avais à faire ce soir.
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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Dim 18 Juin - 11:49
J’avais à peine eu le temps de poser mon sac sur le col du salon que, déjà, Mulciber se projetait sur le déroulement de la mission. Je devais me faire violence pour le regarder dans les yeux sans ciller, me rappelant de la sensation maudite, de son esprit pénétrant le mien quelques années plus tôt. J’avais détestais cet instant, cette courte intrusion dans mes souvenirs qui m’avait paru durer des heures. Je me souvenais encore de cette sensation, d’avoir eu l’impression d’être enfermée dans ma tête avec un autre, d’avoir perdu ma liberté, d’avoir senti ma mémoire profanée. Ce qu’il se passait sous mon crâne n’était qu’à moi et cette personne y était entrée pour me le voler. Je ne m’étais jamais sentie aussi dépourvue de liberté, même en vivant depuis tant d’années. Il avait su éveiller en moi une terreur sans borne, que je n’avais jamais ressenti jusqu’alors et toujours pas depuis. Je l’avais détesté de toute mon âme depuis ce jour, pour ce qu’il m’avait fait ressentir. Et le voir au Boutefeu avait été une rude épreuve au début. J’avais appris, au fil du temps, à calmer mon cœur qui s’emballait en le voyant, à stopper le tremblement qui m’étreignait. Mais je n’avais toujours pas réussi à éteindre cette méfiance qui s’embrasait à sa vision. Pour cette mission, j’allais devoir être forte. Heureusement, le feu ardent des Sabordage coulait dans mes veines.

Je ne pus m’empêcher de rire, cependant, en entendant les conneries qui pouvaient sortir de la bouche d’un si grand personnage. Non mais, sérieusement ? Il croyait vraiment que je ne servais que de potiche dans les affaires de MA famille ? Le contraste était grand entre lui et moi. Visiblement, il ne connaissait que les rapports qui se limitaient à Moi, Mulciber, Grand Homme. Vous, scélérats, qui ployez sous mon aura. Mais, en réalité, dans les bas-fonds du commerce illégal, les gens égaux ne fonctionnaient pas de la sorte. Peut-être avait-il besoin de la jouer selon le plan qu’il déclinait de par sa position face aux filous en tous genres mais moi, Arsenia Sabordage, je n’avais pas besoin de faire « papillonner » quoi que ce soit face à un des clients de la Compagnie qui avait l’habitude de travailler avec moi. Nous ne venions décidemment pas du même monde et c’était tant mieux. Je me gardais bien de le lui dire cependant : j’avais la flemme de m’abaisser à tenter de lui montrer qu’il se plantait sur toute la ligne et surtout, je n’avais pas envie d’entrer dans un rapport de force où, même si sur le fond j’allais avoir raison, je sentais bien que Mulciber prendrait immanquablement le dessus.

Seulement, avant d’en placer une, on toqua à la porte. Un volatile qui devait faire deux fois ma taille une fois ses ailes déployées était livré dans une cage argentée. Bon, d’accord, le cui-cui ne devait pas mesurer plus d’un mètre après avoir déployé ses plumes mais, quand même, il était assez gros. Et je n’aimais que moyennement les piafs que je ne connaissais pas. Ils avaient tendance à essayer de nous chier sur la gueule. Une fois le livreur remercié et parti, nous pûmes reprendre notre conversation.

« Ne vous en faites pas Monsieur Mulciber, je connais bien Le Filou et je sais comment m’y prendre. Je ne devrais pas avoir besoin de ce document pour obtenir les informations qu’il nous faut. » Mais, par contre, ce document servirait. C’était une chose certaine. Pourquoi donc ne l’avait-on pas prévenue avant de cette proposition pour Brocard ? Foutus mangemorts à la con ! Kark et ses disciples de haut-rang relous qui pensaient qu’ils devaient être les seuls à tout savoir et qui ne laissaient que des miettes aux sous-fifres. « Cependant, lui donner ce papier à la fin serait une bonne chose, une récompense sans que celle-ci n’ait été actée dans les négociations est du meilleur effet. C’est tellement plus fin de remercier une personne plutôt que de lui forcer la main. Les gens sont sensibles à la considération dans notre société. » Bien plus qu’au reste tout simplement parce que c’était quelque chose de rare. Tout n’était que perfidie, manipulation et envie de pouvoir. A quoi bon quand on pouvait simplement se barrer sur un bateau et profiter de la vie, une bouteille de rhum à la main ? Ces péquenauds terrestres n’avaient rien compris à la vie. « Pour la suite, Monsieur Mulciber, j’apprécierais que vous me teniez au courant de ce genre de détails. Avoir toutes les cartes en main me permet généralement de faire au mieux mon travail. Je suis une experte dans mon domaine mais je suis excellente quand je sais tout ce qu’il y a à mentionner. Comme par exemple la quantité d’or mise à notre disposition. Savoir de combien nous disposons me permettra d’anticiper mes négociations. » Un peu d’insolence ne faisait jamais de mal. Le vioc se sentirait sûrement revigoré. Pourvu qu’il ne décide pas de se venger.

Le piaf se mit alors à s'agiter un peu dans sa cage. L'ambiance de la pièce l'avait-elle stressé ou est-ce qu'il avait juste envie de se dégourdir les plumes ?

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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Jeu 13 Juil - 23:52
Je m'attendais sincèrement à ce que la jeune femme profite de cet interlude avec l'oiseau pour obtempérer et filer rejoindre Le Filou comme il se devait. Quelle ne fut pas ma surprise de la voir non seulement rester dans la pièce, mais aussi reprendre la discussion pour essayer de s'expliquer, voir s'imposer. Amusant. Mon fin sourire était plutôt équivoque.

Son débit de parole était peut-être un chouilla trop rapide pour quelqu'un qui voulait se placer en connaisseur. Mais elle avait malgré tout l'air d'être assez sûre d'elle, ce qui était indéniablement une bonne chose pour notre affaire. Quel âge avait-elle déja? Une petite trentaine il me semblait.

"Parfait en ce cas. Vous connaissez l'homme, il est de votre monde, faites-en l'usage le plus adéquat et efficace que vous puissiez. Si vous êtes ici, c'est que nous avons confiance en vous, non? Vous n'avez donc pas besoin de vous ébouriffer d'avantage les plumes que notre ami au bec crochu ci-présent, croyez moi."


Soulevant la cage du rapace qui resta parfaitement calme malgré sa récente agitation, j'en caressais doucement le plumage tout en réfléchissant un peu plus aux récriminations de la sorcière, souriant avec un léger mépris à son impertinence.

"Nul besoin de vous sentir mise à l'écart, Mrs Sabordage, vous avez les informations que vous devez avoir, au moment opportun, rien de plus, rien de moins."

Sans parler tout simplement que je n'avais pu dénicher cet atout qu'à la suite de notre rencontre pré-organisation, avec les précieuses informations que la rousse avait pu me fournir sur l'organisateur. Un homme étrangement discret malgré sa réputation et son efficacité. Trouver un point faible en la personne de son fils avait été une aubaine. Le reste, uniquement de la paperasserie.
Je n'étais pas du genre à pavoiser sur la Lune et faire des plans sur les fonds de tasse de thé, aucune utilité de lui en parler en amont alors que je ne savais encore ce que j'allais pouvoir trouver et utiliser.

Quand à nos fonds pour les enchères et autres frais possibles, je la jugea du regard quelques secondes en silence, plus pour la forme qu'autre chose puisque mon choix était évidemment déja fait. Avant de lui donner cette fameuse information.
La somme était conséquente mais j’appréciai qu'elle parvienne à engranger cette donnée sans plus d'émotions que nécessaire, en professionnelle.
D'autres auraient aisément commenté la somme, en apparence importante, mais négligeable si l'artefact était bien le vrai.
Mes propres galions faisaient évidemment partis de la somme allouée par le Kark.


"Avez-vous d'autres récriminations urgentes à me transmettre dans l'immédiat, ou pouvons-nous s'occuper de notre affaire?"


Question rhétorique évidement. La discussion était close de mon point de vue et j'avais à faire. Ouvrant ma mallette, j'en sortais un fin carnet de cuir aux reflets violacés et m'attablait au petit bureau que contenait le salon, un parchemin personnel rapidement griffonné de mon écriture. Partiellement codée.

Je ne prenais pas la peine de souhaiter bonne chance à la jeune femme lorsqu'elle quitta enfin les lieux, considérant que la chance n'avait absolument rien à voir là-dedans. Surtout si elle souhaitait autant mettre en avant sa fine efficacité.

Laissant le rapace s'envoler avec sa missive, je n’eus pas à attendre longtemps pour revoir sa silhouette reprendre sa place dans l'encadrement de la fenêtre, un nouveau parchemin entre les pattes. Mon "collègue" était aussi bien arrivé.

Passant ma cape sur mes épaules, je quittais à mon tour les lieux, aidé d'un léger sortilège de dissimulation. Rien de folichon mais qui permettrait d'éviter de possibles curieux ou parasites.

**

Quelques minutes plus tard, la bouille rougeaude de Herr Rosendrache apparaissait dans l'encadrement de la porte, disparaissant rapidement pour me laisser entrer et m'inviter à le suivre.

"Voudra-tu un thé, alte Raüber?"

"Volontiers oui, même si je ne sais pas si j'arriverai à concilier cette boisson avec cet horrible climat..."

"Tu ne me le fais pas dire..Ma vieille guibolle va me rendre fou... Je ne te parle même pas de l'effet de la marée avoisinante..."

Quels bandes de vieux schnocks, tout juste capables de se plaindre en guise de bienvenue!
Les habitudes avaient la vie dure et la scène nous faisait plus sourire qu'autre chose. Kurt Rosendrache se plaignant encore et toujours de l'erreur de jeunesse qui avait faillit lui coûter bien plus qu'une jambe boiteuse suite à une mauvaise manipulation de magie noire. Une rengaine bien rodée et bien plus témoin de sa bonne santé et humeur qu'autre chose.

Cela faisait un sacré bout de temps que je n'avais pas vu le vieux Sang-pur germanique, et même si cette rencontre en méditerranée relevait d'intérêts communs (et possiblement aussi rivaux) liés aux enchères du lendemain, cette rencontre était agréable.

Avant de pouvoir venir au vif du sujet qui nous intéressait l'un et l'autre évidement.

Un vieil ami n'était nullement une raison suffisante pour perdre contact avec la réalité temporelle et le pragmatisme.

Les petits dés:
 
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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Jeu 13 Juil - 23:52
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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Dim 30 Juil - 18:51
Brocard m’avait accordé une entrevue directement dans son pied à terre du coin. Discutailler dans une taverne aurait été moins discret : tous les clients et vendeurs de la vente à venir laissaient trainer leurs yeux et oreilles partout pour savoir quand et comment surenchérir au mieux. Une drôle de danse qui se déroulait toujours de la même façon, inlassablement. C’était ça, aussi, le plaisir de ces ventes : retrouver ses rivaux habituels, chercher à miser gros mais pas plus que nécessaire, obtenir les objets convoités pour enrichir une collection déjà conséquente… C’était bien plus une réunion de passionnés qu’un lieu de recel pur et dur. Brocard avait su insuffler à ses ventes un air de distraction.

Il m’était arrivé une seule fois d’assister à une vente, parce que nous devions rapidement récupérer un objet à transporter, juste après la sentence et le doux son des gallions. J’avais vu voir tous ces corps frémir, certains étant masqués, d’autres heureux d’être à découvert. J’avais pu profiter de certains rires, mais aussi de craquement d’articulations à cause d’un poing trop resserrés suite à une vente perdue. J’avais pu voir à quel point l’ambiance n’avait rien à voir avec les ventes dans les ruelles sombres de Londres… Et pourtant, les similitudes avaient aussi été présentes. J’avais été impressionnée par toute la frustration retenue, par les gestes victorieux contenus. Dans mon monde, tout était exprimé haut et fort, mais pas ici. Et si j’aimais les choses bien dites, j’avais trouvé cette ambiance tout aussi agréable, intrigante. J’étais finalement presque contente d’être ici.

« Madame Sabordage, c’est un plaisir de vous revoir. » Brocard venait d’ouvrir la porte de sa bicoque du coin et m’invitait déjà à entrer. « Ah, Monsieur Le Filou, tout pareil, vous le savez. J’ai tellement regretté de ne pas avoir pu accompagner Dagobert la dernière fois. Il m’a dit avoir vu un cadran lunaire perforé à faire pâlir d’envie. -  Oh, ça ? Je crois bien que c’était plus la manufacture qui faisait le prix de l’objet que ses capacités magiques. Mais je crois que l’acheteur était au courant. » Il me guida directement dans un petit salon aux rideaux tirés et à la théière déjà fumante. Une bouteille de rhum trônait fièrement à côté. « Le thé est pour moi, le rhum pour vous, bien sûr. » Avec le temps, j’avais appris à m’accommoder du thé mais, clairement, le rhum avait ma préférence et la plupart des gens qui croisaient ma route s’en rendaient vite compte. « Merci Broc’, vous savez comment me faire plaisir. » Les portes ayant été refermées, les salutations données, on pouvait en revenir à une familiarité plus agréable.

« Alors, dites-moi Arsenia, en quoi puis-je vous aider ? » Pas besoin de faire semblant, Le Filou savait parfaitement qu’il y avait une requête derrière ma visite. L’avantage des gens comme nous : ne pas avoir à s’embarrasser de simagrées. « Je viens évidemment recueillir les renseignements d’usage sur les adversaires de la personne que j’accompagne, n’est-ce pas comme ça que ça fonctionne ? » Brocard me décocha un sourire presque carnassier. « Il est vrai que j’ai été étonné de vous voir me proposer un nouveau participant. Un Mulciber qui plus est. » J’avalais une gorgée de rhum. « J’ai fait sa connaissance il y a quelques années, grâce à mon défunt époux, qu’il reste où il est, et il a su me convaincre de lui faire emprunter de nouvelles voies pour agrandir ses collections privées. » Brocard s’étendit complètement dans son fauteuil, détendu mais surtout montrant qu’il était maître de la discussion. « Et je n’ai pas hésité à l’accepter grâce à son statut au sein du Ministère britannique. Je dois dire que c’est un gros morceau que vous m’avez amené. -  Un morceau qui ne veut, comme vos autres clients, ne pas détailler un peu plus ses motivations. - Evidemment. Ce qui m’intéresse c’est la solvabilité, le fait que mes clients soient considérés comme honnêtes par la société et qu’ils respectent la discrétion de ces ventes. Et Mulciber semble être le genre d’homme à entrer tout pile dans cette ligne de conduite. »

Il n’y avait aucune animosité entre nous, juste du blabla pour se mettre sur la même longueur d’onde. Mais obtenir la liste des clients et des objets, ainsi que qui voulait quoi… Là, j’allais devoir rester fine. Enfin, Brocard ne cachait jamais ces informations mais il savait à quel moment les donner pour ses ventes. Et pour l’intérêt de ses plus gros clients surtout. « Trêve de bavardages inutiles, passons à cette liste que vous êtes venue voir. » Un claquement de doigts plus tard et la liste apparaissait dans sa main dans un nuage parme.

Dés : Brocard fait-il payer un extra pour divulguer la totalité de ses informations à Arsenia ?
Oui, il se dit que Mulciber a les moyens.
Non, il offre ça gratuitement à Arsenia, mettant en avant leur partenariat commercial toujours exécuté à la perfection.

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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Dim 30 Juil - 18:51
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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Dim 27 Aoû - 20:11
Les lieux ne payaient pas de mine, à la propreté des plus limite sans même parler de quelques lézardes dérangeantes, bordant une poignée de runes de protection à peine dissimulées. Kurt Rosendrache avait toujours été bien plus accommodant que moi concernant son environnement proche. Il fallait dire que sa propre habitation était un fatras des plus bordélique au possible, un contraste plutôt étrange quand on connaissait l'importance de sa collection de grimoires anciens et son efficacité à en prendre soin.

Retenant une grimace somme toute naturelle, j'accompagnais le sorcier dans ce qui devait être un semblant de salon au fauteuils plus que fatigués.

"Je dois avouer que ton premier courrier m'a plutôt surprit, tu avais plutôt levé la baguette de ce type de rencontre ces derniers temps. Ou envoyé des intermédiaire du moins. "

"Il m'arrive d'être un homme bien occupé. Trop occupé parfois... Et malheureusement Lodrick peine toujours autant à prendre correctement ma suite. Déléguer n'a jamais été ma plus grande qualité."

Un éclat de rire cueillit ma réplique, auquel je répondis du coin des lèvres.

"Toujours aussi têtu ton gamin? Et tes petits, ça pousse?"

"Ah ça... Je me vois obligé de te répondre à l'affirmatif concernant ces deux points. Mais le contraire serait bien inquiétant, non?"


Quelques courtes minutes s'envolèrent alors que nous rattrapions les nouvelles de chacun, brassant le temps proche pour revenir forcément à d'anciens souvenirs communs. Avant de reposer ma tasse de thé et de l'enjoindre à passer aux choses sérieuses.

"Donc tu penses qu'il pourrait s'agir du vrai..."

"L'organisation derrière cet évènement est sérieuse et jouit d'un prestige certain. Comme pour toutes les enchères qui vont avoir lieu, vendeurs et objets ont forcément dû fournir un certain nombre d'assurance et certificat. Bien sûr cela n'empêche pas toute contre-façon comme nous le savons tous deux, mais c'est bien pour restreindre au maximum la marge d'erreur que nous nous délestons d'un tel droit de participation, non?"

Il ricanât.

"J'ai déjà vu plusieurs de ces si sérieuses organisations couler dans l’inconnu suite à trop d'Unterschlagungen oui.. Et ce n'est pas la première fois que je participe à celles du Filou, il est sérieux. Il y va de nos intérêt respectifs."

"Tout à fait. Quand au risque restant...."

"Nos expertises sont là pour les anéantir. "

Un clin d'oeil de sa part juste avant une brève quinte de toux et il me ramenait le livre qui m'avait amené ici. La collection d'ouvrages traitant de la magie noire du germanique valait la mienne, et nombre de ces derniers n'avaient aucun équivalent contenant leur contenu.

"J'ai potassé le bouquin dès que j'ai su, et je pense avoir relevé plusieurs points qui nous permettrons de savoir si nous avons à faire au vrai ou non. Que ce soit sur l'artos lui-même, ou lorsqu'ils en feront eine Demonstration."

"Bien, fais-moi voir ça."

Mes gants de protection enfilés - il fallait être prudent avec ces vieux ouvrages magiques- je parcourais les informations concernant l'Essenceraie, complétant ainsi encore plus finement les connaissances que j'avais à son sujet. Savoir tester et juger un artefact de magie noire ne faisait pas tout, surtout avec une pièce aussi complexe et unique.

La prochaine heure fila rapidement, entre lecture et discussion passionnée avec mon vieil ami, tandis que nous cherchions les meilleurs moyens de vérifier l’authenticité de l'objet sans l'abîmer et dans les limites que la mise aux enchères nous imposerait.
J'en profitais évidement pour argumenter avec lui sur trois ou quatre autres éléments disponibles lors de la soirée, qu'ils m’intéressent lui ou moi. Outre l'expertise manifeste que nous nous apportions, le fait que nous ne chercherions pas à surenchérir réellement sur les intérêts de l'autre serait à double efficacité le lendemain. Tant que nous n'en abusions pas.

"L'Essenceraie n'étant pas la seule pièce maîtresse de cette vente, gallions et motivations seront sûrement dilués. J'en suis la preuve flagrante! Avec un peu de chance, il y aura plus d'intermédiaires que de commanditaires directs."

L'un et l'autre avaient leurs intérêts. L'intermédiaire était souvent plus jeune, moins expérimenté, craignait de risquer les gallions et la réputation de celui qui l'envoyait, mais en même temps, certains l'étaient de métier, plutôt coriaces et surtout ne dépensaient pas leur propre argent. Le risque était leur vie et ce qui les faisait évoluer. Quand à tirer sur les ficelles personnelles de chacun, un grand nom était plus accessible qu'un illustre inconnu.

Pourvu que la gamine Sabordage en apprenne assez là-dessus.

Alors que la Lune infusait à travers le fin brouillard qui flottait sur la ville, je quittais le vieux sorcier pour rejoindre notre location, non sans lui avoir donné de quoi me reconnaître malgré mon masque lors de la vente du lendemain.
Arsouille assumée
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► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Mer 6 Sep - 17:18
J’observais la liste entre ses mains avant de relever le regard vers lui, un sourire transpirant la négociation aux lèvres. « Pas besoin de metre votre masque de dame de fer chère Arsenia, je vous préfère en dame d’aplomb. » Mon rire raisonna dans toute la pièce, il était franc et cristallin. « Je crois que nous avons fait affaire bien trop souvent vous et moi Broc’, il n’y a même plus de surprise. Allons-nous finir par nous lasser ? - Pas aujourd’hui en tout cas : cette liste, elle ne vous coûtera rien. » Mon sourire disparut au moment où mes sourcils se froncèrent. Avais-je bien entendu ? Finalement, il pouvait me surprendre. « J’estime que votre compagnie m’a apporté suffisamment de satisfaction au cours de notre accord et je pense que vous pouvez voir ça comme une petite prime, et même une preuve de ma fidélité. » Bien bien, c’était parfait. Cette petite prime ne pouvait pas mieux tomber. Ah qu’il était doux de traiter avec le monde de la filouterie ! Au moins, le code d’honneur existait et il se respectait. Le vieux Mulciber allait en perdre de sa superbe : comme quoi, les gens étaient plus droits dans l’illégalité !

La liste passa donc entre mes mains tandis que Le Filou m’en détaillait le contenu : il s’agissait des objets qui seraient vendus avec, à côté, le nom des revendeurs. Enfin, les trois quarts de cette liste étaient constitués de pseudonymes plutôt que de noms. Je connaissais la véritable identité de certains surnoms, d’autres pseudos m’étaient connus sans que je sache qui pouvait bien se cacher derrière et, enfin, il y avait des cryptonymes que je ne connais ni de Morgane ni de Merlin. « Il y a certaines identités que je peux vous révéler, celles des participants qui, comme ton Mulciber, vont venir masqués pour la forme, ceux qui ont un pseudo uniquement sur les listes aussi mais après… - Brocard, n’ayez crainte : je ne suis pas venue vous demander de compromettre votre réputation. Je cherche simplement les informations que vous pouvez me donner et qui peuvent m’arranger. - L’esprit Sabordage… Les gens comme vous se perdent malheureusement. » Et c’était tant mieux : ainsi, nous pouvions briller plus encore, c’était parfait.

« Tous les objets sont-ils sur cette liste ? » Brocard me sourit. « Oui, ce n’est pas toujours le cas mais pour cette vente, beaucoup d’objets nécessitaient d’être parfaitement authentifiés et, à moins qu’un artefact mineur ne se rajoute en cours de route, cette liste est définitive. » L’Essenceraie était dans la liste mais le nom du revendeur m’était inconnu. L’heure était donc au choix : est-ce que je devais dévoiler l’objet que nous étions venus acheter ? Je n’avais pas très envie de faire tomber le masque à ce point, surtout que Le Filou pouvait très bien partager avec d’autres les informations qu’il partageait avec moi. J’avais un choix à faire. Évidemment, je me doutais que Mulciber était du genre à préférer ne rien dire. Personnellement, c’était aussi mon cas mais… Comment faire dire à Brocard qui voulait acheter quoi sans l’aiguiller sur les détails ? Nouvelle stratégie : « Je ne vous cacherai pas que Mulciber est méfiant sur la marchandise. Il a pour habitude de traiter avec ses propres fournisseurs en qui il a confiance et qui connaissent ses goûts. Cela fait donc longtemps qu’il n’a pas été dans une vente de ce genre où il ne sait à quoi s’attendre. » Brocard prit un air faussement soucieux. « Arsenia, j’ose espérer que vous lui avez fait l’éloge de mon sérieux tout de même ! » Je posai mon verre de rhum sur la petite table et plongeai mon regard dans le sien. « Ce n’est pas ce que je voulais dire. Mulciber n’est pas venu ici avec une liste d’objets à acquérir : il compte se laisser guider par ses envies mais, surtout, son instinct. » Le Filou changea de position pour déposer sa tasse de thé encore pleine. « Je vois, c’est un client atypique mais ce n’est pas le premier. Que voulez-vous donc savoir exactement ? - Quels objets semblent attirer les participants et pourquoi… »

Sur le chemin du retour, je pris le temps de flâner dans les ruelles sombres, ma baguette bien en main. Je ne venais pas ici pour la première fois mais ce n’était ni Avalon, ni Londres. Je connaissais quelques personnes mais pas suffisamment pour me sentir en totalement sécurité. J’avais appris que l’objet le plus convoité de cette vente était un vase, une sorte d’artefact qui contiendrait l’âme d’un vieux con égyptien mort depuis si longtemps que même son âme avait dû se faire la malle d’ennui. Ensuite, il y avait toutes sortes d’objets pas forcément puissants mais qui attiraient les collectionneurs pour leur histoire ou encore leur prix exorbitant pour pas grand-chose : je trouvais tellement stupide de payer un morceau de bois à peine animé ou une pierre dotée de quelques soubresauts juste parce que d’autres étaient prêts à faire monter le prix. Les joies de l’offre et la demande. Les seules choses que j’aimais collectionner, c’était les shots dans les bars miteux de Londres ou de Pré-au-Lard, les seuls endroits où j’arrivais encore à m’amuser.

Pour l’Essenceraie, je n’avais pas appris grand-chose : le revendeur ne possédait l’objet que depuis peu et il pensait pouvoir en tirer un bon prix. Quelques acheteurs discrets allaient se positionner. Pour un objet moins important que d’autres dans cette vente, il y avait tout de même une aura de mystère autour. J’avais eu du mal à saisir si Brocard avait fait de la rétention d’information ou s’il avait estimé que ça n’intéresserait pas Mulciber. Heureusement, sur les trois noms de potentiels intéressés, j’en connaissais deux : leurs pseudonymes et leur véritable identité. Il y avait Gontrand Henri, un petit Français discret mais qui savait s’imposer au moment d’acheter et Juan Olviera, un Latino qui n’avait pas la langue dans sa poche, mais pas toujours suffisamment de gallions non plus pour monter trop haut : un vrai panier percé. Le troisième, par contre, était inconnu au bataillon. Un certain Lazarès que je n’avais jamais croisé et qui, visiblement, s’était positionné sur beaucoup d’objets : un brouilleur de piste ? Possible. Fort possible. C’était là qu’il faudrait attaquer. Et le revendeur, je ne le connaissais pas mais ça ne devait pas être un gros poisson : un type qui se contentait de choper les bons plans pour vite s’en débarrasser.

Arrivée à notre « colocation » de l’enfer, je pris le temps de poser ma veste avant de m’asseoir et de me servir un verre. « J’ai de bonnes informations mais aussi de grosses lacunes sur des points importants… » Je détaillai tout ce que j’avais appris à Mulciber, ainsi que le fait que je n’avais aucune idée de qui viendrait en personne et qui aurait un émissaire.

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Pépé chonchon
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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Mar 12 Sep - 23:37

Soirée des Enchères


Des regards qui se croisent et s'esquivent, des robes aux tissus luxueux qui bruissent aux pas de leurs propriétaires, quelques groupes épars aux discussions discrètes tandis que de silencieux serviteurs passent et repassent pour inviter ces riches enchérisseurs à patienter en remplissant gosier et estomacs.

Une illusion humaine parfaitement en accord avec le cadre de la soirée: si l'ambiance générale des lieux ressortait avec une atmosphère plutôt agréable, doucereuse et calme, un fond sonore présent mais modeste, il n'était guère difficile de remarquer des marques de vétusté derrière les lourds drapés, les empruntes anciennes témoignant du peu d'utilisation des lieux.

Il était amusant de remarquer le soin apporté à créer cette aura de confort, presque de légalité, de soirée sorcière guindée alors que chacun cherchait, sinon à écraser ou évaluer les autres participants, au moins à augmenter ou améliorer sa liste de contact. Les enchères n'étaient évidemment pas la seule chose à se jouer ici ce soir, derrière les visages aux yeux perçants. Derrière les masques, qu'ils soient de chaire ou de résine.

La première partie de notre objectif de la soirée était simple: observer, écouter, s’immiscer dans quelques conversations sans en dire trop et sans tirer trop d'informations. Vérifier celles que nous avions eu. Avant de participer à quelques démonstrations, particulièrement à celle de l'Essenceraie, se joindre à quelques enchères de moindre envergure, en gagner une. Avant de passer aux choses sérieuses. Tirer des ficelles, essayer de créer des liens, d'en couper d'autres. Et repartir avec l'objet s'il était aussi authentique que prévu.

Ce qui semblait clairement être le cas.

Dans une arrière salle ouverte sur le reste des lieux mais à l'environnement magique plus particulier, j'avais pu observer l'objet de près, poser quelques questions pertinentes, écouter les réponses à celles d'autres sorciers et surtout voir un échantillon des pouvoirs de l'objet. Que la preuve ait été faite via un sorcier en plus d'un moldu permettait d'en montrer l'universalisme de manière certaine.
De ce que j'en savais, tous les points importants que j'avais étudié en amont, tous les détails qui pouvaient en prouver l'authenticité étaient réunis. Et un regard au vieil allemand m'en confirma l'avis similaire.

Le cœur palpitant bien malgré moi, la gorge sèche d'une telle révélation à laquelle je ne croyais jusque là qu'à moitié, je m'étais forcé à aller suivre d'autres démonstrations, à poser quelques questions et à lisser mon intérêt, l'augmentant parfois faussement. Confirmant en chemin à la Sabordage l'importance de notre mission, prenant un peu de temps pour discuter avec elle entre deux de ces échantillonnages.

"Avez-vous bien pu observer les autres sorciers présents et évaluer leur intérêt? Le Français est bien là, difficile à dissimuler avec son accent de frog et son homonyme si transparent, mais je pense que l'autre, a envoyé un intermédiaire. Quand au troisième... "

Concentré sur l’authentification de l’artefact comme je l'étais, la jeune femme avait eu pour mission d'en profiter pour sonder les participants de cette démonstration. Essayer de les cerner autant que possible et vérifier les quelques informations que nous avions obtenues, sans nous griller.

"Je vous laisse confirmer cela, vous semblez voguer ici comme vos gens sur l'Océan. Continuez-ainsi."

De mon côté, je participais à quelques enchères qui venaient de se lancer. Cela éviterait à certains de me croire le sorcier d'une seule enchère et diminuerait l'importance donné à l'Essenceraie.
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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Mer 13 Sep - 17:40
Finalement, je prenais goût à cette aventure. La missive de Kark m’avait exaspérée en arrivant mais l’excitation prenait le pas sur le reste. Si au fond la cause des mangemorts m’importait peu, accomplir pour la faction cette mission me permettait de sortir de ma routine et d’enfin avoir l’illusion de pouvoir bouger hors de la condition de terrienne qui m’était difficile d’accepter pleinement. J’appréciais bien plus que ce que je serais capable d’avouer d’avoir quelque chose à accomplir dans le plus grand des secrets.

Mes informations n’avaient demandé qu’à être arrosées de ma capacité à creuser plus encore pour croître et atteindre une consistance exploitable. Notamment grâce à Jax Kramer, une vieille connaissance des bas-fonds de Londres… Je l’avais connu peu avant la création du Boutefeu : mon petit projet avait pu prendre une belle forme lorsqu’il m’avait trouvé les lieux adéquats. Depuis, nous échangions des informations utiles ainsi que des extras plaisants : en échange de transports gratuits, il me ramenait de gros clients au club. Malgré sa condition de basique, Jax avait un carnet d’adresses bien rempli : dealer toutes sortes de produits et d’objets euphorisants d’excellente qualité, entre autres, lui permettait d’avoir un réseau fiable et solide. Encore un sorcier qui s’était construit seul grâce à ce qu’il avait dans la cervelle.
Jax était l’intermédiaire d’un sang-pur étranger dont il ne m’avait pas révélé le nom mais grâce à qui il avait eu accès à suffisamment de détails sur cette vente pour avoir à échanger avec moi des informations utiles. Après mon compte rendu de la veille à Mulciber, j’étais allée rapidement le retrouver dans une petite auberge où il séjournait. Nous avions d’abord dû nous toiser, pour la forme, mais surtout pour savoir si nos « patrons » convoitaient ou non les mêmes objets. Et ce n’était pas le cas, fort heureusement. Sauf si le saligaud m’avait menti. Mais ce n’était pas son genre : nous nous connaissions depuis suffisamment longtemps pour jouer cartes sur table. Si nous avions eu le même terrain de chasse, nous nous serions contentés de nous serrer la main et de nous affronter sur le territoire du jour. Son commanditaire visait un masque grec datant de l’Antiquité, utilisé lors de représentations théâtrales et qui permettait, soi-disant, de capter directement les émotions des personnes que l’on observait à travers lui. Il souhaitait acquérir aussi d’autres babioles sans grand intérêt pour ma mission. Jax n’avait pas pu m’aider à approfondir l’identité du fameux Lazarès mais nous avions convenu de nous retrouver aujourd’hui, au détour d’une démonstration après enquête.

Plus l’heure des enchères phares de la journée approchait, plus la tension était palpable. Ce n’était pas une tension chargée de haine, non non, c’était le jeu, le challenge. Nombreux étaient ceux que je pouvais sentir frétiller du derrière comme s’ils étaient face au cul d’une pucelle. Et ça ne faisait qu’accroître mon envie de briller dans cette mission. J’avais pu croiser des masques que je reconnaissais, certains dont je pouvais dire qui était caché sous les artifices, d’autres dont je ne savais que le pseudonyme. J’avais aussi croisé des visages à découvert connus, échangé des banalités et parfois des sourires avec certains. Mais, comme me le faisait remarquer Mulciber à l’instant, pas de trace d’Olviera. Visiblement, il se cachait bien ou avait choisi d’envoyer quelqu’un à sa place, pour une fois : trop de personnes commençaient à reconnaître sa stratégie d’achat dépassée. « Je vais me renseigner pour le Juanito et, de toute façon, j’ai encore mon atout bien caché dans ma manche. » J’osai même le petit clin d’œil au vieux : après tout, on formait une équipe efficace et je m’amusais vraiment. J’en oubliais presque qu’il me filait la frousse normalement.

Je poursuivis donc mes déambulations non sans oublier de me rincer le gosier : toujours prendre des forces. « Arsy, j’ai trouvé ton Lazarès. » La voix de Jax résonna comme la plus profonde des chansons paillardes à mon oreille. Je vis sa silhouette se diriger vers le buffet et l’y suivis. « T’es le meilleur mon chou. - Te réjouis pas trop vite. C’est un gros morceau. » Plus c’était gros… Plus c’était un challenge que je voulais relever (enfin, dans ce contexte parce que bon, le havre-sac c’était bien pour les bagages mais pour le reste… hum). D’un signe de la tête, je l’invitai à poursuivre. « Sur ta cible, j’sais pas ce qu’il est prêt à mettre mais, sur celle de mon boss, ça sent pas bon. Ça l’inquiète pas mal parce que, visiblement, il le connait bien : j’ai pas son nom mais c’est un féru de magie noire pété de tunes qui ne fait pas que collectionner. Il arrive toujours avec plusieurs objets en tête et se rétracte trop rarement. Et il est là en personne pour analyser chaque pièce de son œil d’expert. Pays de l’est je crois mais j’suis pas bien sûr. - Est-ce que c’est un brouilleur ? - Pas de ce que j’ai compris : il sait ce qu’il veut et n’est pas là pour jouer. - Nom d’un bigorneau frit. - Ouais ouais, frit ou vapeur, ça pue le brûlé. - Ou l’aventure mon chou, ou l’aventure… »

En vrai, ça puait le brûlé. Parce que là, le challenge il était élevé. Un mec aussi sûr de lui et à raison ce ne serait pas de la tarte. Maintenant, c’était au tour de Mulciber de montrer qui il était. C’était à lui de mettre ses cartes sur la table et de rafler la mise. Je m’approchai de lui en lui tendant une coupe de champagne. « C’est le type avec le masque aux reflets argentés. Le seul qui, apparemment, ne recule jamais. Spécialiste du genre, des arts sombres et du manque de prise de risque. » Il était pas là pour enfiler des perles le gros poisson. « Bref, je pense qu’on n’a même pas besoin de s’en faire pour le petit Juanito… Sauf s’il a trouvé la recette pour rendre tangible l’or des farfadets. » J’avais cependant une autre tâche à accomplir. « Du coup, je passe à l’opération vendeur le temps de vous laisser passer vous aussi à la suite… »

Maintenant, j’allais devoir me rapprocher des démonstrations des autres biens vendus par celui qui possédait l’Essenceraie : chercher à savoir où il se fournissait pour tenter d’en tirer des informations utiles… Ou à remanier : qui de mieux qu’une Sabordage pour une mission sabotage ?

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Pépé chonchon
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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Ven 15 Sep - 17:54
"... trois fois. Adjugé, vendu à Mr Yialias."

Un pseudonymes de rivière chyprienne, celui que j'avais choisi pour cette soirée, autant se la jouer local. Sachant qu'utiliser l'un de mes anciens cryptonyme n'aurait pas été plus dérangea que cela, mais si je pouvais éviter de me faire identifier et rappeler à tout à chacun que d'un regard je pouvais littéralement lire en eux...
Il s'agissait de la deuxième enchère de la soirée. Rien de bien folichon, un artéfact qui aurait été maudit par un ancien roi de Chypre et dont la magie serait encore active, mais au savoir trop fragmenté pour être absolument certain des ses capacités. Un bibelot sans importance pour lequel j'avais enchéri puisque non seulement Le Filou avait de base considéré qu'il pouvait me plaire et autant lui donner raison, mais aussi pour que les autres participants me voient dépenser des gallions pour de futiles choses. Cela éviterait à certains de me croire le sorcier d'une seule enchère et diminuerait l'importance donné à l'Essenceraie.

Pourtant, malgré l'adrénaline de l'enchère, cette sensation si unique qui m'avait finalement bien manqué, je ne pouvais m'empêcher de pincer les lèvres. Les informations de la Sabordage et de la brindille nerveuse qui les lui avaient fournis ne me disaient rien qui vaille. Avec un adversaire pareil, seule la monnaie ferait la différence. Autant dire rien.

La somme que nous avions prévue pour cette acquisition et ses frais collatéraux dépassait largement celle que je pensais nécessaire, comprenant une marge de manœuvre rondelette. Ainsi, enrichir ainsi inutilement ce petit vendeur à la con qui avait réussit à mettre la main sur cette rareté m'emmerdait d'avance. Puisque c'était forcément ce qui allait se passer avec un concurrent de ce type.

Observant le sorcier de loin, notant les mimiques de ses mains, le plis au coin des ses lèvres, j'en fronçais brièvement les sourcils. Il me disait quelque chose, mais quoi? Cette impression fugace de devoir le relier à un détail important mais qui ne revenait pas était horriblement agaçante.

"Laissez trainer vos oreilles ou celles de votre ami près des discussions de notre Lazarius et ramenez-moi tous les détails utiles qui pourraient m'aider à l'identifier. Je mettrais mon blason au feu que je l'ai déja croisé..."


Un fin sourire plaqué sur le visage, je tendais un verre à la rouquine et profitais de cet échange pour lui faire part de ma requête avant de retourner à mes affaires. Pourvu qu'elle trouve quelque chose d'assez utile, j'étais persuadé qu'il y avait de quoi creuser dans cette voie là.

Confirmé quelques minutes plus tard alors qu'il remportait haut la main une enchère, au détriment des murmures tantôt déçus, tantôt agacés des perdants. La fine cicatrice qui courrait le long de son poignet, levé pour valider de sa baguette son prix, ne pouvait pas correspondre à 36 choses. Cette marque était caractéristique d'un type de magie noire bien particulière, particulièrement prisée dans l'est de l'Europe. Celle liée au sacrifice de soi et du sang, parfois emprunté aux clans Vampires.
Personnellement je n'en connaissais que peu, moins encore qui respiraient toujours.

Mes lèvres ridées s'étirèrent finement. La partie s'éclairait un nouveau même si elle restait complexe. Il ne me faudrait que peu de choses pour confirmer s'il s'agissait bien de cette enflure d'Estonien, et encore moins pour avoir de quoi contre-balancer sa participation si nécessaire.

Ainsi remonté, je me détournais du vieil homme pour observer une autre enchère, choisissant spécifiquement celle à laquelle participait notre fameuse frog. Certes, il m'inquiétais bien moins que l'autre vieille peau, mais mieux valait travailler ce qui pouvait nous affaiblir.

La bataille pour l'objet fut rude, mais ne m’intéressait pas. Seul la défaite du français importait et je fus ravis de le voir en ressortir avec le dos courbé, soupirant et le poing serré.

"La joute fut serrée. Dommage pour vous, mon cher!"

L'alpaguant en chemin, j'attrapais deux coupes et lui en tendait une. Il lui fallut au moins deux secondes pour l'accepter.

"Oui, dommage, tout à fait, mon cher"


Et vider la coupe d'un trait. Parfait. Il semblait aussi déprimé par cet échec que mur pour s'y enfoncer.

"Pourtant, vous auriez pu l'avoir je pense, vu son soulagement lorsque vous avez bêtement abandonné, il ne devait pas avoir un budget beaucoup plus élevé."

"Pardon? Êtes-vous un petit plaisantin?" L'enchantement de traduction fonctionnait bien, mais ne gommait pas tous les accents, surtout lorsque de mauvais sentiments si liaient.

"En ai-je l'air? Vous par contre... êtes-vous certain d'avoir votre place ici?"

Aucune menace de ma part, juste le pousser un peu plus dans l'humeur qu'il s'était lui-même créé. Je l'avais observé jusque maintenant et malgré sa froideur apparente, il avait l'air limite paranoïaque dès qu'une discussion débutait. Un terrain parfait pour moi.

Ses yeux furibonds glissèrent sur les miens. Dans les miens. Juste assez pour y percer son malaise et y lire les doutes qui y surnageaient. Je n’eus nullement besoin de creuser et de risquer qu'il sente mon intrusion.

Ce qui flottait me suffit. La seconde d'après je fermais les yeux en portant mon verre à mes lèvres. Furibond, il posa violemment le sien sur le plateau d'un serviteur, me traita d'un terme français intraduisible et s'éloigna.

De quelques pas, quelques paroles, j'allais à la rencontre d'un couple aux masques assortis, devisant quelques instants de l’objet qu'ils venaient d’acquérir, avant de retrouver Arsenia un peu plus loin. Et de lui intimer le silence, ma révélation passant en priorité.

"Je n'ai pas tous les tenants et aboutissants. Mais vous devriez informer Le Filou que s'il tient à sa réputation et à son argent....Il devrait jeter un œil nouveau à la solvabilité de ce cher Henri. Il pourrait avoir de mauvaises surprises."

Le pourquoi du comment m'importait peu, mais j'avais clairement vu la peur de l'homme qu'on découvre la poudre de cheminette concernant sa bourse. S'il avait été fortuné jusque là, il y avait fort à parier qu'un évènement quelconque et bien caché l'avait laissé sur le pallier. Ses contacts ou ses propres compétences avaient du suffire pour donner le change pour la soirée, le temps de disparaître après, surement. Quand au visage enfantin et indéniablement malade que j'avais aperçu, superposé à ce problème financier, il était sans importance.
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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Sam 16 Sep - 18:19
Je voguais de ventes en démonstrations, cherchant du regard ce petit revendeur dont les pièces n’avaient pas encore été mises en scène. De son petit surnom Palmyre, il ne s’était pas encore vraiment montré, voire pas du tout. À croire qu’il en faisait un jeu le petit saligaud. « Il a trouvé quoi d’intéressant Palmyre ? - Encore plein de choses dans tous les sens. J’apprécie voir sa diversité autant que ça m’agace : c’est toujours un casse-tête de démêler les pièces rares des babioles sans intérêt… » Parfait, une conversation intéressante saisie à la volée proche des petits fours.

Je tournai discrètement la tête vers les deux protagonistes, masquées, et remis mon regard au ras de la boustifaille. Je piochai un petit feuilleté frétillant et pris mon temps pour le mettre en bouche. « J’ai encore du mal à saisir pourquoi il ne se contente pas de pièces de qualité : il sait où trouver le meilleur du marché et il nous ramène en agrément de la vieille ferraille. » La femme la plus petite se pencha vers son interlocutrice et je dus me faire violence pour stopper mon réflexe qui m’incitait à suivre le mouvement. « Visiblement, il se rend rarement compte de ce qu’il dégote et c’est en faisant authentifier son butin qu’il a une réelle idée de la nature de son stock. - Tant d’amateurisme… Tu crois que sa chance n’a pas reçu un bon coup de pouce à la naissance ? - J’ai entendu dire qu’il possède un objet lui permettant de savoir où mettre son nez pour faire de bonnes affaires. - Cela ne m’étonne même pas ! Chuut, il est là… Bonjour Palmyre, ravi de vous revoir. - Bonjour Mesdames, le plaisir est partagé. - Votre liste du jour est vraiment alléchante, vous savez quoi nous mettre sous les yeux pour nous allécher. » Palmyre se fendit d’un grand sourire carnassier sous son loup noir. « C’est là tout mon art. » La discussion s’étira en sourires hypocrites et paroles sans intérêt jusqu’à ce que la plus grande des deux femmes se mette à parler d’une certaine Boucle de gobelin. J’imaginais déjà un gobelin tout frisé avec une mèche qu’on lui aurait violemment arraché mais j’avais tout faux. « Oui, une superbe boucle de ceinture dont la fabrication a été estimée au IIIe siècle et de manufacture gobeline. Sa particularité tient dans le fait qu’elle contient un mécanisme en parfait état qui ouvre une armure résistante à tous les sortilèges. Une pièce unique et au prix qui devrait rapidement grimper. » Une armure qui résisterait à tous les sorts, hum ? Mulciber devait bien savoir quel type de sortilèges de magie obscure pourrait en venir rapidement à bout. Enfin, je l’espérais. Une telle démonstration virant au fiasco serait une aubaine pour nous.

Je retrouvai mon acolyte qui prit la priorité sur l’ordre des comptes rendus. Aller voir Brocard, c’était noté. Je lui fis part de mes découvertes et lui indiquai le moment où les démonstrations de Palmyre auraient lieu. D’ici quelques instants à peine. Juste pour moi le temps d’aller à la rencontre du Filou. « Je vous rejoins immédiatement après pour observer la foule avec vous. »

J’aperçus Brocard en plein bilan de mi-parcours : les ventes semblaient bonnes si l’on se fiait à son sourire satisfait. « Brocard, vous avez une minute ? » Un simple murmure glissé à son oreille en faisant mine d’attraper une liste de vente. Il acquiesça et m’invita à poursuivre. « Il semblerait qu’Henri soit sur la paille. Faites attention à ses promesses d’achat. - Aurais-je oublié vous avoir engagée pour surveiller mes arrières Arsenia ? » Mon rire franc vint quelque peu contraster avec les regards hypocrites échangés en ces lieux. « Je suis certaine que vous n’auriez pas pu oublier une telle chose : on se souvient toujours de mon travail impeccable. - Et implacable. Merci pour l’information en tout cas. Votre client est-il satisfait de sa première visite ? - Pour l’instant il n’a pas eu à se plaindre. Il a pu acquérir des objets intéressants et authentiques, comme il les aime. - C’est donc parfait. J’aime savoir que je peux toujours compter sur vous, que ce soit pour le transport ou pour me ramener des acheteurs de qualité. » Mais de rien mon chou, c’est un plaisir ! Je m’empressai de rejoindre Mulciber pour les démonstrations de Palmyre…


Dés : Est-ce que la Boucle de gobelin est aussi puissante que ce que Palmyre le dit ?
Oui, il va falloir y aller fort pour la faire foirer.
Non, elle est authentique mais pas puissante et bancale.

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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Sam 16 Sep - 18:19
Le membre 'Arsenia Sabordage' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Ven 22 Sep - 20:27
La boucle du Gobelin. Le nom me disait vaguement quelque chose, le développement de la Sabordage apporta ses éclaircissement.

"Avec un nom pareil, il s'agit forcément d'une boucles parmi d'autres d'une même série, au mieux capable au mieux de détourner les premiers sortilèges de son porteur, au pire, d'agir exclusivement sur la magie la touchant directement." commentais-je en ricanant, plutôt septique.

Je me souvenais très bien de ce genre d'objet qui revenait régulièrement à la mode et dont on retrouvait le propriétaire blessé ou complètement mort, dans un sale état général, avec uniquement la pièce de son costume qui devait le protéger, indemne, elle.

Quoi qu'il en soit, on ne donnait pas un nom aussi générique à quelque chose de vraiment rare, même lorsqu'il en existait initialement plusieurs pièces comme l'Essenceraie. De base, cela ne me disait rien qui vaille. Mais absorber tout sortilège, quel qu’il soit en terme de qualité et quantité? Complexes étaient les boucliers capables d'en faire autant, plus rares encore les artéfacts qui duraient dans le temps avec ce genre de capacité. Mais si l'objet avait réussit à être vaguement authentifié pour arriver jusqu'ici, le premier sortilège venu ne suffirait pas à en vérifier la réalité.

"Il parait qu'il peut durer 100 sortilèges avant d'avoir besoin d'être rechargé!"
"Je la voyais plus grande...s'adapte t-elle à toutes les morphologies?""Peut-on la porter sous une robe ou doit-elle être apparente?""Où l'avez-vous retrouvée?""Elle est quand même franchement moche...""On connaît des personnes ayant survécu grâce à la Boucle?"

Les questions fusaient tandis que le sorcier finissait de décrire son objet avant de l'apposer sur un moldu de démonstration. Une moue vaguement dédaigneuse sur les lèvres, je commençais par l'observer après les courtes et bancales explications du vendeur, épaulé par un assistant plus doué que lui mais bien trop imaginatif.

Quelques sorts choisis par avance, des applaudissement. Puis un bref silence avant que les enchérisseurs potentiels ne prenne la pleine mesure de ce qui venait de se passer: sur mes subtiles conseils, un sorcier à mes côté avec opté pour un sort en particulier, visant la tête du moldu. Qui en avait perdu son oreille. Le reste se fit tout seul: si la ceinture était authentique et parvenait à bloquer certains sortilèges, elle ne protégeait pas tout le corps de la personne la portant. Et il ne fallut ensuite pas longtemps aux testeurs pour se rendre compte que même ainsi, elle atteignait aisément sa limite avant de tout bonnement tomber de la taille de la personne.

Quelques discussions ensuite entamées ou rejointes parmi les convives, pointant particulièrement les objets de Palmyre me permirent aisément de mesurer la portée de cette simple petite révélation. Le feu de la méfiance attisé de son côté par Arsenia et nourrit par d'autres mauvaises expériences passées de certains acheteurs, le doute enflait et plusieurs hésitaient sérieusement à faire confiance au receleur pour le reste de ses objets: celui-ci avait facilement montré ses limites, mais il suffisait que les autres soient un peu plus sournois pour vider leurs bourses et les humilier plus tard, non?

Appréciant un peu plus tard l'absence discrète mais bien réelle du Français - je ne l'avais pas vu suivre Brocard un peu plus tôt, j'estimais que l'organisateur avait dût confirmer ce que j'avais entrevu. L'ami de la Sabordage me le confirma d'un petit sourire en coin entre deux démonstrations. Il ne reviendrait pas.

Et l'heure tant attendue approcha doucement mais sûrement. Nous n'avions pas ménagé nos efforts jusque là, distillant ça et là d'autres graines de chaos et d'incertitude. Poussant le fameux Lazarès à augmenter son enchère lors d'une autre vente tout en la lui laissant. Même si l'argent ne comptait pas pour lui, le semer plus que nécessaire pendant la soirée aurait malgré tout son utilité. Personne n'apprécie d'y dépenser le double ou le triple de ce qui était prévu.

Ce fut un Palmyre mal à l'aise et nerveux qui accompagna le reste de ses ventes. Plusieurs avaient tout simplement capoté, et au moins une avait atteint un prix que moi-même je jugeais indécent. Ce n'était pas l’artefact du siècle mais il en valait au moins le triple. Ca s'annonçait bien.

La suite ne fit que me le confirmer. Je n'irais pas jusqu'à dire que l'enchère se passa comme crème mais presque. Les précédents incidents et notre travail de sape couplés aux différentes petites stratégies portèrent leurs fruits: les enchérisseurs furent bien moins que ce que l'on aurait pu prévoir et même si l'intermédiaire du latino essaya de placer son jeu, il fut bien vite éloigné. Que ce soit par la somme qui montait malgré tout ou son doute sur l'authenticité de l'objet qu'il visait pour son commanditaire. Quand à Lazarus....

"... trois fois. Adjugé, vendu à Mr Yialias."

Que l'on ait sous-estimé son potentiel financier ou réussit à le détourner de l'artéfact, le résultat était là. Il avait participé, fait monté l'enchère avec un autre inconnu et mon cher Rosendrache -qui s'était désisté en maugréant qu'il ne voulait pas payer pour un truc aussi incertain- pour finalement hausser les épaules et me laisser clore la vente. Pour un prix non anodin mais largement inférieur à ce que nous avions estimé comme valeur maximale avec Mervyn.

Une bonne chose de faite. Une très bonne chose. Cet chose pourrait être des plus utile. Et extraordinairement intéressant.

Spoiler:
 
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Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Ven 22 Sep - 20:27
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► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

Re: [Mission] L'essence des sens
ce message a été posté Sam 23 Sep - 10:17
Je ne pris même pas la peine de cacher mon sourire victorieux lorsque le vieux Mulciber remporta l’enchère : après tout, j’avais arbore le même sourire à chaque objet qu’il avait acheté, ce sourire-là était simplement le plus franc.

Tout avait fonctionné à merveille : de notre prise d’information auprès de Brocard, puis de Jax, à notre distillation progressive de doutes et méfiance. C’était si beau ! Je n’irais pas le crier sur toutes les voiles mais j’avais pris mon pied mais j’avais adoré mener cette mission comme on mène une négociation pour la Compagnie. J’avais apprécié jouer ce rôle qui m’allait à merveille et, surtout, gagner. J’étais faite pour ça, je le savais, la piraterie coulait dans mon sang et elle était classieuse, en plus. Les ploucs d’Avalon pouvaient dire ce qu’ils voulaient : pas besoin d’avoir le sang pur et d’être née dans la boue du continent pour avoir la classe sorcière. J’étais au-dessus de tous ces cons. Enfin, tant qu’on ne me demandait pas de mener un duel avec ma baguette : là était ma lacune. « Bien joué Sabordage. Je vois que c’était vraiment ça qui t’intéressait. - Rien ne me résiste. Tu devrais le savoir. - Sauf moi. - C’est ce que je te laisse croire mon chou. » Un cliln d’œil plus tard, j’étais aux côtés de Mulciber pour aller payer notre achat. Si le vieux était satisfait, il n’en montrait rien : nos stratégies étaient diamétralement opposées. Lui ne montrait aucune de ses émotions là où j’étais si expressive que j’en brouillais les pistes. Chacun sa manière de fonctionner et notre duo avait fait mouche ainsi.

« Monsieur Yialias, Madame Sabordage, voici vos acquisitions. » Des babioles et, surtout, l’Essenceraie. C’était tout bonnement parfait. « J’ai été ravi de vous compter parmi nous et j’espère vous revoir. Je transmettrai à Madame la date de la prochaine vente. » Brocard espérait bien revoir Mulciber, c’était certain : non seulement, il avait fait monter les enchères sur des objets pour le plaisir, il avait permis de ne pas avoir de soucis d’impayés avec Henri mais, en plus, il avait dépensé énormément de gallions. Tout ce que Le Filou aimait. Je me ferais un plaisir de ramener le vioc dans le coin. Un plaisir, oui oui. Parce que même s’il me filait toujours un peu la frousse, je ne pouvais qu’apprécier son professionnalisme et ses connaissances aiguisées. Et j’étais certaine qu’il pourrait m’apprendre des tas de choses utiles. Puis avoir à la botte un type tel que lui ne pourrait qu’arranger mes affaires mais aussi celles de la famille. Vraiment, cette mission était une réussite. Brocard, après avoir échangé brièvement avec Wilfric se pencha vers nous et baissa la voix : « Lazarès qui abandonne après avoir fait grimper une enchère, c’est étrange. Mais, surtout, il n’avait pas l’air si déçu. Soit cet objet ne l’intéressait que peu, soit… - Oui ? - Soit c’était dans son intérêt de savoir où l’objet allait atterrir et dans quel but. » Je haussai un sourcil et regardai Wilfric qui ne sembla pas s’en inquiéter. Bon, bah si le vieux était confiance, alors j’allais l’être aussi. Nous le remerciâmes et, une fois la petite sauterie terminée, retournâmes à nos pénates.

Ce que Le Filou nous avait dit me tracasse quelques minutes avant de sortir de ma tête. Peut-être qu’il avait été envoyé par Kark pour que d’autres personnes ne se mêlent pas de l’enchère ? Peut-être qu’il se foutait vraiment de l’objet ? Peut-être qu’il avait voulu voir quel type de poisson était Wilfric en prévision de futures enchères ? Peu m’importait, ça n’était pas mon affaire mais celles de ceux qui décidaient : je n’étais que le soldat sexy et futé à qui on avait demandé de jouer un rôle taillé sur mesure.

Le soir-même de l’enchère, nous prenions notre portoloin de retour. Et j’eus même un mot gentil pour le vioc. « Ce fut un plaisir, Monsieur Mulciber. Vraiment. Si une autre petite virée du genre vous est proposée par notre cher commanditaire, n’hésitez pas à faire appel à moi. » Et je le pensais. Je me sentais pousser des ailes mais, en même temps, n’avais-je pas été parfaitement parfaite ?


Fin

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