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❝ Hearts don't break around here (pré pool-party) ~ Nero ❞
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La catin de Kark
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Hearts don't break around here (pré pool-party) ~ Nero
ce message a été posté Dim 18 Juin - 18:23
Hearts don't break around here
Nero & Scylla

 
L'effervescence du Château Kark. Encore plus rutilant que d'ordinaire, résonnant des pas pressés des domestiques et des ordres de sa Tante, humant les effluves délicats de centaines de lys blancs ... A croire que l'on fêtait les noces tant attendues - et commençant à tarder, n'est-ce pas ? ne manquerait-on pas de murmurer - de l'une des descendantes de Mervyn Kark. Allait-elle descendre le grand escalier dans sa belle robe blanche, synonyme de la pureté qu'on ne cessait de rabâcher ? Arutha Kark lui présenterait-il son bras fier, tout empesé dans sa queue-de-pied trop petite pour contenir son ego ? On espérait même que le Ministre en personne célèbrerait l'union, ne serait-ce que pour l'apercevoir. Comme si Mervyn Kark se donnerait une telle peine. Et bien non, pourtant, rien de tout cela se déroulerait aujourd'hui.

Non, aujourd'hui, les jumeaux fêtaient simplement la vingt-troisième année de leur venue au monde.

Alors, pour l'occasion, et parce que tout prétexte était bon pour favoriser les bienfaits de régime et faire oublier la rébellion couvante, Calliope Kark avait tenu à organiser une fête en l'honneur de ses neveux. Une pool party titrait Sorcière Hebdo, la plume frétillant de cette nouvelle mode que la fille du Ministre adoré n'allait pas manquer de lancer. Cependant, les invités ne se pressaient pas aux portes. Et pour cause ! Si les convenances voulaient que la tenue soit irréprochable, la ponctualité n'était pas de mise. Nul gens de bonne famille n'oserait se présenter à l'heure. Il en allait de sa réputation, voyons ! Aussi Scylla ne se pressait-elle pas particulièrement. Quand bien même l'un d'eux arriverait dans la minute, elle était également tenue de n'apparaître qu'au moment qui serait jugé opportun, soit, si possible, lorsque le jardin commencerait à se remplir de convives et que l'impatience frôlerait le dôme magique du faux ciel bleu. Ménager ses effets, toujours. Tante Callie était très regardante sur ce point, tout comme l'était sa mère. Avant qu'elle parte. Avant que ... Ah non, tu vas pas commencer ! C'est ta journée, profites-en un peu ! s'admonesta-t-elle, fatiguée de ses digressions larmoyantes. Le Cygne Pâle n'avait plus envie de pleurer. Ou de se plaindre. Elle commençait à comprendre - et il était temps -, que ça ne lui apportait que plus d'atermoiements encore et surtout, que cela ne la faisait pas avancer d'un nimbus.

La rousse en était donc à apporter une dernière touche de hâle doré au moins aussi factice que le sourire qu'elle s'entraînait à se placarder sur le visage, quand elle réalisa qu'une migraine lui menaçait les tempes. Mal qui la prenait de plus en plus fréquemment depuis ... Depuis une certaine conversation. " Rose ? " Sa moldue se tenait dans un coin de la pièce, attendant sagement ses ordres. Aussitôt au garde-à-vous, elle s'enquit des désirs de sa maîtresse. " Descend donc me chercher un peu de thé et une fiole contre le mal de tête. " Ce qui supposait lui faire traverser environ cinq couloirs, trois escaliers et autant de pièces aller-retour. Ce qui serait long. Et soudain, la jeune fille n'eut pas la patience. Sachant qu'en sus, elle était enfermée ici depuis des heures, elle avait surtout envie de se dégourdir les jambes. Alors que Rose s'apprêtait à sortir, elle l'arrêta d'un geste. " Non. Laisse. Finalement, je m'en occupe. Trouve plutôt la parure que je suis supposée porter. J'ai dû la laisser ... Quelque part. Qu'importe, cherche. " Mal de tête et tête en l'air. Décidément, elle n'était plus tout à fait à elle, au détriment de la pauvre moldue, laquelle allait devoir retourner tout le Manoir jusqu'à retrouver des diamants plus chers qu'elle. Ignorant sa mine déconfite, Scylla emprunta une porte dérobée, le genre réservé aux habitants sorciers de la demeure lorsqu'ils voulaient raccourcir leurs trajets entre les dédales de corridors et éviter d'être vus de tout le monde alors qu'elle n'était vêtue que de son peignoir jeté par-dessus son maillot de bain.

Rejoindre le petit salon près du hall fut donc un jeu d'enfant. De là, elle n'eut qu'à sonner les cuisines pour qu'ils lui fassent amener ce dont elle avait besoin. " ... Êtes en avance, Monsieur. Permettez que je vous débarrasse et vous conduise à la réception. " La voix étouffée lui parvenait depuis le vaste hall. Une voix dans laquelle elle décelait une certaine irritation. Qui que le domestique eut en face de lui, son sang n'était pas suffisamment pur pour qu'il s'encombre de trop d'efforts. " J'insiste, Monsieur Tourneboule. " Tournequoi ?. Un petit sourire amusé naquit sur les lèvres de la rousse. Lequel ne tarda pas à s'évanouir quand le moldu se reprit : " Veuillez m'excuser, Monsieur Turnbull. Néanmoins, comprenez que les cadeaux doivent être déposés avec les autres et que vous ne pouvez le remettre à nos hôtes en personne. " Turnbull ? Bon, elle avait dû mal entendre. N'est-ce pas ? Evidemment. Nero ne viendrait pas ici. Si elle n'ignorait pas que, soucieuse de lui faire plaisir, Calliope avait invité quelques membres de la troupe du Chimeria, elle ne pensait pas que le pyrotechnicien en ferait partie. Et encore moins qu'il accepterait ! Pourtant, elle aurait reconnu ce petit ton insistant et aux accents australiens entre mille, maintenant qu'elle s'était rapprochée de la porte. Le domestique finit par rendre les armes. " Bieeeen. Puis-je au moins vous conduire ? " Scylla ne sut quelle mouche la piqua. En deux pas, elle quittait le petit salon et déboulait dans l'entrée, juste devant les deux hommes. " Ce ne sera pas nécessaire ! Je m'occupe de Monsieur ! Nero, quel plaisir de te voir ! " s'exclama-t-elle, parfaite mondaine, à la grande surprise de ses interlocuteurs probablement. Heureusement, il n'y avait qu'eux pour surprendre son intervention grotesque. " Mon oncle est-il avec toi ? Non, bien sûr, Oncle Than n'est jamais à l'heure nulle part ! Oh mince, mon thé ! Quelle idiote je fais ! Attend, viens avec moi ! Nous profiterons de ces quelques instants pour parler des effets du dernier spectacle ! " Le moldu en resta comme deux ronds de flan. Ca allait complètement à l'encontre de son programme. " Disposez, Angus. Retournez donc à vos tâches, Monsieur Turnbull trouvera bien les chemins des jardins. " Et sur ces mots, elle entraîna Nero vers le petit salon. Non, vers le petit salon mais le poussa dans ... Un placard ? Oui. Un placard bien dissimulé où étaient rangés les produits ménagers et autres réserves. A peine suspect. Elle avait paniqué. " Je ... " Complètement paniqué. " Qu'est-ce que tu fais là ? " Mais alors, totalement.

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Re: Hearts don't break around here (pré pool-party) ~ Nero
ce message a été posté Mar 4 Juil - 0:54
« Je viens faire la fête ! » Nero avait répondu avec la même spontanéité que Scylla, Le désespoir en moins. Bien décidé à ne plus jamais perdre ses moyens devant la princesse Kark, il arborait un sourire radieux. « C’est ici ?! Non parce que sur le carton d’invitation ça parlait de buffet, de piscine, de musique et là… » Ses yeux détaillaient les rayonnages du placard, se fatiguant dans une contemplation qui avait au moins le mérite de l’empêcher de scruter la peau diaphane de la sang-pure. Avait-elle de nouvelles ecchymoses ? Non. Et ce n’était de toute façon pas son problème. Ce n’était pas pour elle qu’il était venu.

Non. Ce n’était pas pour elle qu’il avait mis cinq gallions dans une tenue. Rendez-vous compte, cinq gallions pour une tenue complète ! Nero l’économe avait claqué son fric, lui qui depuis qu’il avait un travail ne dépensait presque rien, réservant la moitié de son salaire pour une caisse réservée à l’ordre, et l’autre moitié pour acheter des cadeaux à sa famille. Nero Callaghan, lui qui pouvait porter toute une semaine la même tenue sans la laver et sans éprouver aucun gène avait mis plus de cinq gallions dans des vêtements ! Lui qui ne voyait aucun problème à porter un pantalon élimé avec une chemise trouée, avait investie ce qui était une somme rondelette dans quelque chose d’aussi surfait que le look. Toute sa tenue était presque neuve, de sa chemise en lin lunaire bleu pâle, à son pantalon en coton beige, ses chaussures étaient même cirées, et comble du luxe, il avait un maillot de bain. UN MAILLOT DE BAIN. Le premier de toute sa jeune vie, car clairement chourer des maillots de bain n’avait jamais été la priorité des fugitifs.  Élégant pour un gueux, ce sacrifice financier Nero ne l’avait pas certainement pas consenti pour elle. Non, s’il était là, s’il avait sacrifié une partie de ses précieuses économies c’était encore et toujours pour l’Ordre du Phénix. Evidemment. Difficile de rater une occasion de pénétrer dans le château Kark. Aucun membre de sa faction n’avait eu la capacité de s’infiltrer aussi loin, et ni Nero ni Jane ne comptaient laisser passer cette chance. Surtout pas après le coup de force de la place de l’Ascension. Il allait ouvrir grands ses yeux, ranger la boite à fun et…ne pas s’attarder sur Scylla. Autant dire que la troisième partie était un échec critique.

Il était arrivé cinq minutes après l’heure indiquée sur le carton d’invitation qu’il avait reçu, pensant être un brin en retard et pouvant ainsi se noyer dans la masse de convives. Perdu. Ses yeux finirent par rouler jusqu’à Scylla le berçant dans un malaise naissant. Moins confiant que ne le laissait penser son sourire, il passa une main malhabile dans ses cheveux initialement parfaitement coiffés. Ne pas péter les plombs , c’était ça sa mission première. Leur dispute appartenait au passé, ils ne s’étaient certes pas réconciliés, mais n’avaient de toute façon pas à le faire, puisqu’ils n’avaient rien en commun. Inutile de ressasser cet épisode, inutile d’avoir des remords…

Et puis SCROUT il ne venait pas pour elle ! Ce que démentait clairement le sac contenant le cadeau qu’il lui avait fabriqué de ses mains.
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Re: Hearts don't break around here (pré pool-party) ~ Nero
ce message a été posté Dim 16 Juil - 23:43
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Evidemment qu'il n'est pas venu pour toi ! s'agaça la petite voix moqueuse à son oreille. Celle qui ne comprenait décidément pas pourquoi son hôtesse s'embarrassait de ridicule pour un petit sous-fifre, basique de rang quatre de surcroît. Ou alors, elle interprétait complètement à l'envers les émotions de cet autre elle, le Cygne Pâle un peu trop éveillé. Dis-toi plutôt que toi, tu n'es pas là pour lui. En théorie, ce conseil aurait dû suffire à lui faire retrouver contenance et à sortir de ce fichu placard le plus vite possible. Elle aurait toujours pu faire passer son étrange attitude sous le joug de cette fameuse migraine, ou du stress dû aux préparatifs - comme si, à part arranger sa tenue, elle y avait participé d'une quelconque manière. A la place, en pratique, elle resta plantée là, les bras ballants, désarmé face à la nonchalance de son interlocuteur. " Et là, nous sommes ... Dans un cagibi. " constata-t-elle sobrement, ne trouvant rien de plus intelligent à répliquer. Les battements hasardeux de son coeur n'arrangeait pas grand-chose à son affaire. " Si je te dis que c'est ma manière un peu particulière d'accueillir mes invités, tu ne me croiras évidemment pas. Ou bien, tu te feras des idées. " Et il y aurait de quoi. Les princesses sang-pur n'étaient pas supposées jouer à cache-cache dans les placards avec des représentants de la gente masculine, quel que soit leur statut. Surtout pas lorsqu'elles étaient déjà fiancées à l'un des plus beaux partis du monde sorcier d'Angleterre. A ce stade, on en était plus à marcher sur la tête, mais carrément à léviter à quelques mètres du sol, sans fil pour empêcher la chute. Pourtant, elle se surprit à esquisser une bribe de sourire en prononçant ce trait d'esprit déluré. De plus en plus étrange.

Après leur dispute, la Kark était restée un long moment dans sa loge, à fixer son reflet dans la psyché. Le regarde rivé sur l'hématome que sa colère avait repeint d'un bleu-jaune passé. Il était visible. Tellement visible. Elle avait longuement repensé à la scène dont il était issu et à celle qu'elle venait de jouer avec le pyrotechnicien. Au début, elle avait tenté de se persuader qu'il n'y avait aucune corrélation. Puis, à mesure que les secondes s'étaient égrainées, elle avait dû se rendre à l'évidence. Ce qu'Arutha Kark étouffait par sa violence, c'est-à-dire celle qui sommeillait en sa progéniture, avait explosé de la pire des manières. Si elle peinait à reconnaître que les tirades qu'elle avait pu servir à son collègue manquaient de légitimité, elle avouait sans peine que Nero ne méritait pas qu'elle se défoule sur lui. Sans parvenir à se l'expliquer, elle avait senti, avec le recul, qu'il voulait vraiment son bien. Ou quelque chose d'approchant. Fait suffisamment rare pour que la jeune fille en soit déstabilisée et pire encore, pour qu'elle se sente coupable. Un sentiment exacerbé après la débâcle de la place de l'Ascension. Elle avait eu la chance d'être évacuée très rapidement et d'échapper aux combats. Par la suite, elle avait été cantonnée dans le fief sang-pur le plus proche avec d'autres bonnes femmes et autres messieurs d'un certain âge. Et elle avait attendu. Longtemps. Très longtemps. Son impuissance et son inutilité, au lieu de la rendre morose, l'avaient agacé au pus haut point. Naturellement, elle avait pensé à sa famille, à ses amis, à son fiancé, probablement restés sur les lieux, ses veines brûlant d'appréhension. Certes, elle n'avait pas poussé le vice jusqu'à demander d'y retourner - simplement parce qu'elle possédait encore un brin de retenue. Elle aurait pu. Peut-être aurait-elle du. Cette imbécile s'était également demandée si lui y était. Pourtant, il ne s'était pas non plus montré tendre durant leur altercation. Pour ne pas dire qu'il avait su la molester et la remuer d'une manière qu'elle ne connaissait pas jusqu'alors. Difficile de lui présenter ses excuses dans ces conditions, bien que ses prunelles criaient que cette situation l'attristait réellement. " Nero, pourquoi es-tu venu ? Si c'est pour le whisky, le champagne, les petit-four et les brasses dans la piscine ... Bien, d'accord. Je l'entendrai. Mais si ... " Sentant l'embarras refaire surface, elle se mordit la lèvre inférieure. Soudain, elle évitait scrupuleusement de croiser son regard. Elle craignait qu'il y lise le reste de ses mots. L'espoir vain qu'il ait pensé à elle en sonnant à la porte du Château. Qu'il n'attende que de la croiser pour lever l'amertume de leur dernière rencontre. Ridicule. Elle avait vraiment mal à la tête. " Oublie, tout ceci est stupide ! On ne séquestre pas les gens dans un placard à balais ! Excuse-moi, je vais te faire ramener auprès d'Angus pour que tu profites de la fête ! " Les joues empourprées heureusement dissimulées par la pénombre, elle chercha la poignet de la porte. Il était réellement d'arrêter les dégâts avant que sa dignité ne finisse elle aussi dans le bassin Kark !

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Re: Hearts don't break around here (pré pool-party) ~ Nero
ce message a été posté Lun 17 Juil - 23:48
Nerveusement, Nero avait étiré ses lèvres en un sourire pour contrer les premières réponses de Scylla. Elle balayait des évidences avec un embarras qui ne le leurrait pas, bien que ses raisons étaient pour le Callaghan un mystère qu’il ne voulait pas élucider. Se faire des idées, ça faisait des semaines qu’il n’osait plus s’en faire des idées.  Presque des mois qu’il faisait refluer chaque pensée concernant la sang-pure, mais les vagues incessantes le faisaient sans répit s’échouer sur les rivages Kark. Tumultueuse Scylla, elle l’avait entrainé sur une mer des monstres que Nero n’était pas en mesure d’affronter. Leur dantesque dispute l’avait encore habité bien après que la colère soit passée. Nero n’avait pourtant rien regretté, ni éprouvé le moindre remord quant à ce qu’il avait exprimé, même s’il concédait toutefois, que si le fond était bon, la forme restait encore à revoir. Le sang-mêlé s’était ressassé la scène à chaque fois qu’il avait laissé à son esprit assez de latitude pour vagabonder. Le phénix avait même envisagé quelques scénarios le conduisant à recroiser la mangemort, mais les prétextes tangibles de les mettre en application avaient manqué. Nero se faisait pragmatique, il devenait raisonnable.   Ou simplement lâche…

« Mais si ...  » Mais si quoi ? Sept ans dans la meilleure école du monde et ça ne sait même pas terminer une putain de question ! L’étroit placard semblait vibrer tout entier imbibé de la tension qui habitait les deux sorciers. La fragilité apparente de Scylla était contagieuse, et dans l’étroitesse du cagibi Nero se sentait plus vulnérable que sur la place de l’ascension. L’effet Kark. Ce n’était pas n’importe quel réduit après tout…il était au milieu des serpillères de Mervyn Kark. Ça a de quoi vous impressionner, bien plus qu’une statue monumentale et des pacificateurs qui pètent les boulons, et bien plus qu’une rousse d’un mètre soixante. S’enfoncer toujours plus dans le déni, plutôt que poser lui même des mots sur ce que Scylla avait tenter d’exprimer. Et s’il était venu pour autre chose que les petits fours, les bourgeoises en maillot de bain, et l’Ordre du Phénix ? L’idée le rendait plus mal à l’aise qu’un conjunctivia lancé par une cagole peroxydée. « Oublie » Ça, Nero commençait à comprendre bien malgré lui que c’était devenu impossible.

Habité par la même fébrilité instinctive de Scylla, il répliqua avec la même précipitation nerveuse. Nero venait de faire le pas le séparant de la mangemort et d’attraper sa main et de l’empêcher de presser la fatidique poignée. Le temps sembla suspendu un instant alors que leurs deux regards se croisèrent enfin vraiment, avec la franchise malhabile des amoureux qui s’ignorent. Le temps de quelques battements de cœur agités, il se ficha bien de son nom de famille, des balais, du tatouage qui outrageait sa peau parfaite, de la boite à fun, et de tous les autres faux-semblants. Son souffle balayait déjà le visage de poupée incrédule de Scylla, et il était à court de mots pour expliquer son geste et la brusquerie de ce dernier. Ses lèvres quant à elles, semblaient toutes tendues vers lui, offertes. Imprudemment il réduisit à néant l’espace qui les séparait des siennes.

Le baiser fut aussi bref qu’impromptu, rompu par un Nero électrisé par son propre irrationalité. Cette fille le rendait maboule. Conscient du nouveau malaise qu’il venait de créer, il se recula d’un pas avant de lancer sur un ton badin d’emprunt. « Bah tu vois, j’ai préféré me faire des idées… »
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Re: Hearts don't break around here (pré pool-party) ~ Nero
ce message a été posté Jeu 20 Juil - 23:39
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Son inspiration se bloqua quelque part à mi-chemin entre sa poitrine et sa gorge. Le geste aussi vif qu'inattendu l'avait crispé, effrayée, avant qu'elle réalise à qui appartenaient ces doigts qui retiraient les siens de la poignée de la porte. Lentement. Sans violence. Vraiment sans aucune violence. L'air retrouva le chemin de ses lèvres et il ne fut pas le seul. Elle n'avait pu s'empêcher de lui rendre son regard, malgré le malaise qui les tenait tous les deux. Sans mot dire, elle avait laissé leurs prunelles se happer et leurs bouches retourner sur le chemin dangereux de la promiscuité. Aussi bref que fut le moment, elle dut lui reconnaître une furieuse intensité. Malgré ses nombreuses tentatives pour s'en convaincre, il semblait qu'elle ne fut pas lassée de s'abandonner au contact du Turnbull. Et en soit, c'était bien là que résidait l'essentiel du problème entre eux.  « Bah tu vois, j’ai préféré me faire des idées… » Ignorant qu'il feignait l'indolence, elle sentit ses sourcils se froncer. Le coeur encore caracolant, elle répliqua aussitôt : " Ce n'est pas un jeu. " Le ton était moins autoritaire qu'apeuré. Entre le reproche et le constat. " Je n'ai pas envie de jouer. A ça. Avec toi. " Elle aussi marqua un pas en arrière, jusqu'à buter contre la porte. Pourtant, elle ne faisait pas mine de se jeter hors de ce tout petit réduit. D'ailleurs, elle sut très bien s'en expliquer. " Enfin si, plutôt, j'en ai très envie. J'ai très envie que tu m'embrasses encore. J'ai très envie de danser à nouveau avec toi. Dès que tu entres dans la même pièce, j'ai l'impression de sentir ta chaleur comme si tu étais ... Tout près. Et c'est terrible, Nero. Parce que ce n'est pas un jeu pour moi. Alors que pour toi, je n'en sais rien. On dirait que oui. Peut-être. Qu'importe, il ne faut pas, de toute façon. Tout ça. Nous ne sommes pas supposés nous toucher ou ... Nous disputer. Ou faire autre chose qu'échanger des banalités, en réalité ! " Heureusement, le débarras ne lui permettait pas se laisser aller à de grands gestes emphatiques. Néanmoins, son corps s'animait, ses mains ponctuant la charge d'émotion qui lui pesait soudain sur les épaules. Même son faciès de porcelaine était illuminé d'un sourire, bien que conférant davantage à la tristesse qu'à l'extase. Il n'y avait rien de joyeux à avoir l'impression que la fortune s'amusait de vous en utilisant éventuellement votre interlocuteur comme marionnette. En ne se référant qu'au comportement du pyrotechnicien, les probabilités augmentaient. Quel dommage qu'elle manqua tant d'instinct, parasitée qu'elle était par ce fracas de sentiments s'échouant sur ses rivages. " Je ne suis pas en recherche de sensations fortes, tu comprends ? Tu m'as bien fait comprendre ce que ma façon d'aborder la vie t'inspirait. Ce n'est pas pour autant que pour combler quoi que ce soit, j'irais me jeter dans les bras du premier venu juste pour ... M'amuser. Quand on s'est vus ... Quand on était en Colombie, je ne me sentais pas particulièrement seule ni abandonnée. Je n'étais pas venue pour ... Ce que j'essaie de dire, c'est que tu étais là. Toi. Et c'est toi encore qui as réussi à me mettre aussi ... En colère. Après. Je n'arrive même pas à ... Rester en colère, d'ailleurs. " La jeune fille sentait bien qu'elle glissait sur la mauvaise pente. Ce qu'elle tentait d'exprimer se perdait dans les heurts des mots qu'elle peinait à prononcer. Qu'elle ne trouvait pas, en fait. Les mains croisées, elle les avait crispé contre sa poitrine à s'en blanchir les phalanges. " Donc s'il te plaît, Nero, s'il y a une infime, minuscule chance que tu m'apprécies ... Même un tout petit peu ! S'il te plaît, trouve une nouvelle partie à engager avec quelqu'un de plus intéressant, ouvert, libéré ou ce que tu veux. Laisse les choses ... S'effacer ? " Comme on gommerait une ligne gênante sur un parchemin. Ou qu'on abandonnerait au temps son oeuvre. Bien que tout en elle lui hurlait que c'était la dernière de ses envies. Sauf que personne ne lui demandait son avis. Elle essayait de se montrer raisonnable, voilà tout. Tandis que son affirmation se transformait en questionnement involontaire, et au lieu de s'admonester pour sa franchise décadente, elle oscillait entre le tout et son contraire. Espoir, oui. Mais lequel ?

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Re: Hearts don't break around here (pré pool-party) ~ Nero
ce message a été posté Sam 22 Juil - 13:32
«  Je vais essayer… » la voix qui s’était échappée de sa gorge ne semblait pas lui appartenir. Les mots, impérieux et plus acérés que n’importe quel poignard s’étaient découpés un chemin jusqu’à ses lèvres. Dans un formidable paradoxe d’émotions, le sang-mêlé se sentait à la fois comme détaché de son propre corps, spectateur d’une scène irréelle dont il ne comprenait ni les tenants ni les aboutissants, tout en ressentant avec une acuité terrassante le poids de son propre corps. Ses mains étaient gourdes, comme trop denses pour le reste de son corps, faisant tomber ses bras lamentablement ballant le long de son corps. Nero avait désormais l’intime sensation que s’il s’hasardait à faire le moindre mouvement il briserait tout. C’était comme voir un Nimbus foncer droit dans le mur. Il ressentait l’urgence, la peur, sans trouver de solution adéquat.

Le sang bourdonnait dans ses oreilles, en une mélopée inconfortable.   Scrout… Ce placard était piégé ou quoi ? On protège son recurvit avec des maléfices chez les Kark ou quoi ? Il fallait qu’il sorte de ce traquenard, tout plutôt que rester une minute de plus dans cette antichambre de l’enfer. Putain de Kark. Après ce qu’il venait de dire, ça serait facile. Il n’y avait plus rien à ajouter. Mais ses pieds étaient de plomb, et à l’urgent besoin de fuir s’associait une peur plus irrationnelle encore de quitter le réduit. Ouvrir et fermer cette porte ressemblait à s’enfoncer dans un pole glacial, terrifiant. Il fallait ajouter quelque chose. « … mais ça ne sera pas facile. » Les quelques mots avaient stupidement fait accélérer la cadence de son cœur. Il se sentait stupide et mal. Très mal. Ce n’était pourtant pas une discussion importante, pas une rencontre au sommet, il n’avait pas besoin de se mettre dans un l’état pareil. Ce n’était qu’une gonzesse, une fille, comme il en avait connu des dizaines. Pour ne pas étouffer, dans un effort considérable pour ne pas renverser tout ce qui se trouvait autour de lui en un geste maladroit, il détacha le bouton de son col. Frottant nerveusement son cou en feu, il continua sur la pente glissante qu’il abordait. « Le truc Scyl-la, c’est que…je te trouve intéressante et  que les choses que tu as dites là… à propos de ne pas pouvoir rester en colère… Ta gueule ! Mais ta gueule, si tu as deux grammes de jugeote en réserve, ferme ta gueule. Les mots s’échappaient sans qu’il puisse les ordonner, sans que lui même sache vraiment ce qu’il voulait exprimer.  l’envie de danser… Tais-toi ! la chaleur et tout… et bien… Merlin, qu’on lui jette un bloclang vite. Et bien… tu vois… je les…enfin tu vois… HUM. » Un raclement de gorge mit fin au monologue chaotique et humiliant auquel il s’était livré. Il ressemblait à Obbie… Obbie quand maman lui faisait un compliment…Wow... Il en était donc rendu là… il n’avait plus qu’à se laisser pousser la moustache et… et puis c’était à peu près tout, il avait déjà la passion pour les explosifs et la boisson pour compléter le tableau.

Tentant de reprendre constance, il se frotta un instant le visage, comme si ce simple geste maladroit pouvait laver l’opprobre et effacer les mots qu’il avait jeté en l’air.«  De toute façon, au fond ça n’aucune importance. Tu l’as bien dit, ce n’est pas possible. Et puis soyons sérieux un instant, je ne te connais pas, tu ne me connais pas, je déteste ce que tu fais de tes weekends, et je ne peux pas blairer ta famille.  » Ses mots étaient un rempart qu’il dressait, une muraille qui donnait à son ton l’assurance nécessaire pour ne plus se décomposer de nouveau.  Il aurait pu partir sur un « Allez, Salut », si le poids qui tapait contre son flanc ne lui avait pas rappeler l’existence du cadeau d’anniversaire dans sa besace. «  Je peux au moins te donner ton cadeau d’anniversaire maintenant ? J’ai peur qu’il fasse un peu tâche au milieu des autres…  »

Et tâche il le faisait, alors que Nero sortait le paquetage de son sac. Rectangulaire emballé avec maladresse dans un vieil exemplaire de la gazette du sorcier, pour égailler le tout le Callaghan avait chipé un bout de ruban dans la costumerie pour le nouer autour, et ajouter quelques fleurs. L’effet était plaisant, traduisait une certaine ingéniosité et surtout un compte à Gringott plus vide que le crâne d’une doxy. L’emballage abritait une boite en bois de trente centimètres de longueur pour vingt de largeur. L’écrin était ce qui avait finalement coûté le plus cher au pyrotechnicien. Bien qu’achetée d’occasion, avait surtout la particularité de rétrécir chaque objet qu’importe leur taille qu’on mettait dedans. La boite se jouait des règles liées à l’espace, et c’est ce qui avait plu à Nero. Et puis surtout, il aurait été bien incapable d’enchanter lui même un sac ou autre récipient pour avoir le même effet. Dans un état lamentable, le sang-mêlé avait restauré la boite, la ponçant, nourrissant le bois ancien. Excès de zèle, ou d’un autre sentiment innommable, il avait avec un couteau gravé sur le couvercle une frise ornementale qui encadrait un superbe « S ». Le résultat loin d’être parfait était harmonieux. La boite contenait ce qu’il avait appelé un kit de survie : tente, livre pour reconnaître les plantes, quelques potions, une liste de sortilèges utiles, et autres bibelots. Le tout était annoté d’informations inscrites d’une plume malhabile par un Nero pas franchement à l’aise avec l’écrit. Le tout était accompagné d’une carte où était simplement inscrit : « Joyeux Anniversaire, Scylla. Voici un kit de survie en cas de pétage de plomb existentiel. : D  »  

Donc non, ce cadeau n’avait clairement pas sa place sur la table immaculée qu’avait dressée Calliope Kark pour recevoir les précieux présents de sa délicieuse nièce.
La catin de Kark
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Baguette : Bois d'aubépine, poil de Kitsune, 18,2 cm & légèrement courbe
Epouvantard : Le visage de son frère ravagé par les stigmates de l'abus de Magie Noire
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Possède le don du Chuchoteur ♠ Jeune fille de bonne famille le jour, artiste grandiloquente le soir ♠ Son nom de scène est le Cygne Pâle ♠ A une relation fusionnelle avec son frère jumeau, Hélios ♠ A tué une fois, alors que la situation ne l'exigeait pas particulièrement et en a retiré un plaisir sadique qu'elle ne se pardonne pas
Re: Hearts don't break around here (pré pool-party) ~ Nero
ce message a été posté Sam 22 Juil - 18:23
Hearts don't break around here
Nero & Scylla

 
Quelle déception. Mais aussi quelle étrange, quelle fabuleuse euphorie. Il la trouvait ... Intéressante ? Et ne pouvait pas encadrer ni son mode de vie, ni apparemment, ceux qui l'entouraient. Tu pourrais le dénoncer pour ça. Il recevrait le baiser du Détraqueur pour avoir osé de telles paroles. constata-t-elle intérieurement, entre deux tourments parmi d'autres, entre trois saccades de son cœur affolé. Elle aurait voulu y mettre davantage de conviction, ne serait-ce que pour justifier l'étendue de leurs discours et ainsi avorter quelque chose qui n'était ni définissable, ni véritablement commencé. Impossible. Elle était dans le fameux carré des grandes gens lorsque l'immonde créature s'était penchée sur la jeune fille et l'avait vidé de toute substance. Elle avait reçu, avec une sensation encore plus accrue que ses voisins, toute la détresse et la violence des prisonniers. Si elle n'était pas allée jusqu'à se dire - enfin si, mais un instant fugace qu'elle avait très vite balayé - qu'il était bien mieux que certains aient pu échapper au courroux du gouvernement, elle avait détesté cette cérémonie. Elle avait abhorré se trouver là, sur sa chaise, engoncée dans sa robe et les traits tirés par sa coiffure savante pendant que la mort planait à quelques mètres à peine. L'extase pernicieuse qu'elle avait ressenti quand le Phénix s'était fait briser la colonne par le Kraken, quand un autre avait péri sous la conjugaison de la magie des jumeaux dans les mines, n'avait pas refait surface. Certainement parce qu'on était au-delà d'une bataille et d'une menace directe. Elle ne connaissait pas ces gens, pas personnellement. Ils n'avaient pas mérité ça. souffla-t-elle, toujours dans le fracas de ses pensées, à la fois horrifiée et libérée de se risquer à ce point de vue si ... Rebelle ? A peu de choses près. Alors Nero à leur place ? Non. Surtout pas. Jamais.

Pourtant, il n'avait pas dit grand-chose, finalement. Tout au plus avait-elle perçu son malaise, sans parvenir, au début, à déterminer s'il était du à la franchise brute de la Kark ou, un instant plus tard, si derrière ses borborygmes et un début d'argumentation stérile, se cachait le miroir de ses propres émotions. Cette dernière option lui paraissait trop douce pour s'inscrire dans une quelconque réalité. Et il fallait, absolument, nécessairement, qu'il la conforte dans sa première impression. Un jeu. Un simple jeu qu'il pourrait partager avec n'importe quelle autre petite sang-pur bien née. A ce stade de désespoir, la jeune femme était à une mèche rousse de lui présenter Cassandra Zabini, c'était dire.

Jusqu'à ce qu'il lui présente le paquet qu'il avait apporté à son attention. Emballé dans du papier journal, bien présenté avec son ruban et autres colifichets. On était loin des élégantes présentations en parchemin blanchi, aux gros nœuds de soie et aux petits mots scellés par une chevalière ou un tampon de grande facture. Et elle trouva ça adorable. Elle s'en saisit doucement, les doigts fébriles, dévoilant d'abord la forme de la boite. Habituée aux présents couteux, elle ne put que reconnaître la marque d'un objet fabriqué maison. Elle le fixa longuement, les lèvres à semi-ouvertes, comme si elle allait parler, sans y parvenir. Pire, elle se surprit à caresser le S gravé et les courbes gracieuses de la frise. A ce jour, Scylla possédait seulement deux choses auxquelles elle tenait : le poudrier en forme de cygne qu'elle avait récupéré de sa mère après la fin de sa formation de Chuchoteuse et le fouet que Rowena lui avait offert, adapté à ses mensurations, là encore, un cygne gravé sur le manche. L'idée lui vint qu'elle devrait compter une nouvelle possession d'importance parmi le nombre de diamants, pierres précieuses, pièces de tissus et autres ornements couteux dont sa chambre débordait. Mais qui ne lui évoquaient rien de plus que du matériel. Contrairement à cet écrin. Le contenu était pour le moins étrange. En lisant le mot, elle ne put retenir un froncement de sourcils. C'était la manière la plus culottée et la plus maladroite qu'il aurait pu trouver pour rappeler leur dispute, mais aussi conforter ses sentiments. Ce garçon sanguin, boudeur, hurleur, ballot et insouciant essayait vraiment de ... De quoi ? La soutenir ? L'aider ? La désarçonner ? Lui prouver quelque chose ? L'aider. " Me ... Merci. " balbutia-t-elle tandis qu'elle refermait la boite, les yeux brillants. " C'est ... Superbe. Et maladroit. Et peut-être un peu stupide. Ou alors, terriblement ... Intelligent. Tu es horriblement ... Têtu, n'est-ce pas ?" Et voilà, elle recommençait à manger ses syllabes comme des couleuvres amères. " Je ... Vraiment, merci. " Et puisqu'il n'y avait plus rien à en dire, autant s'en tenir là, non ?

Non. Dans un élan de reconnaissance réel, en premier lieu tout à fait innocent, elle refranchit la distance qui les séparait et voulut déposer un baiser sur sa joue. Cependant, le hasard sachant très bien tourner ce qu'il voulait à la sauce qui lui convenait le mieux, Nero esquissa un infime mouvement qui fit que les lèvres de la rousse atterrirent aux coins des siennes au lieu de son but initial. Elle ne laissa pas la surprise s'emparer d'elle, s'abandonnant plutôt à un instinct contraire, dangereux et aux antipodes de ses suppliques précédentes. Car au lieu de reculer, elle balaya la peau du technicien de son souffle brûlant, inspirant cette chaleur qui lui avait tant manqué. Sans pour autant parvenir à aller plus loin. Ni à esquisser le moindre mouvement de fuite. Le Cygne Pâle était coincé entre deux vents contraires, l'un, mu par un désir soudain et profond, la poussant plus que l'autre mais au courage l'abandonnant. Lâchement.

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Re: Hearts don't break around here (pré pool-party) ~ Nero
ce message a été posté Aujourd'hui à 0:06
Ce n’était pourtant pas grand chose, ce cadeau. Vraiment . Tout était d’occasion, jusqu’à la plume qu’il avait utilisé pour écrire ses notes. Le parchemin il l’avait ramassé après l’avoir vu trainé dans un coin du cirque. Il n’y avait rien dans ce cadeau qui réponde au standing Kark. Rien. De l’expéditeur à l’emballage tout était en toc. Certes, il y avait passé du temps sur ce kit de survie, mais c’était après tout la condition sinequanone pour faire un cadeau pour un fugitif. Nero vivait dans un monde où un cadeau d’anniversaire ne s’improvisait pas. Impossible d’aller dans une boutique au dernier moment acheter une bouteille de parfum à deux noises pour sa mère, ou un bouquin sur le jardinage à sa sœur. Non, un cadeau ça se prévoyait et ça nécessitait forcément ingéniosité et compétences manuelles, et surtout un cadeau de fugitif devait exclure tout élément comestible. Réaliser un collier de pâtes, c’était le voir fatalement terminer au fond d’une marmite.  Alors non ce n’était au final pas grand chose ce cadeau, si ce n’est un point final.

Ça devait se terminer. Là. Une fois le cadeau ouvert, un vague remerciement, et il s’effacerait. Ils s’effaceraient. C’était ce qu’ils s’étaient dit, non ? Pas promis, car au fond ils le savaient. Chaque cellule de son corps à lui hurlait que c’était impossible. Elle, elle lui prouvait de ses plus belles maladresses. Pourtant Nero, ne s’attendait pas à ça. Il n’attendait pas un élan de tendresse alors que Scylla s’était montrée somme toute assez claire quant à l’arrêt immédiat du jeu. La récréation était terminée chaque retournait dans la classe – sociale – qui était la sienne. Et puis son cadeau ça ne valait pas ça ? Si ? Il n’avait rien fait d’extraordinaire. A vrai dire la part raisonnable de lui espérait que tellement agacée par le présent, Scylla pique une colère et lui colle dans la tronche. C’eut été une façon plus simple de quitter le placard. Mais non, son merci ponctué d’insultes et de compliments, le maintenait dans un formidable état de tension. Son cœur tambourinait dans sa cage thoracique à lui en donner la nausée. C’était ça faire une crise de panique ? Foutues serpillières de Mervyn Kark.

Et puis, il eut de nouveau Scylla pour seul horizon. Il ne l’avait pas vu approcher tant il contemplait la porte avec obstination, tant il tentait de ne plus croiser son regard pour camoufler gêne et autre tourments qui lui siéent si mal. Babtou fragile . Les lèvres de Scylla s’étaient à la commissure de ses lèvres lui arrachant un fragile sourire. Et c’était lui qui jouait ? Mais la chaleur de son souffle était exquise, électrisant ses sens, atomisant toute aigreur. Nero lui laissa le temps d’une saccade de cœur, le temps de reculer, le temps de doucher espoirs. Mais Scylla ne bougea pas. Elle attendait, l’attendait. Il rompit l’espace d’un baiser. Il n’y avait plus de malaise, plus de suffocation. Dans ce stupide placard, le sang-mêlé se sentait enfin à sa place. Le baiser ne fut rompu que pour être remplacé par un autre plus fiévreux encore. Les mains du Callaghan déjà s’étaient emparé du coffret pour le poser à l’aveugle sur une des étagères, et réduire à rien l’espace les séparant. La proximité de leurs deux corps le rendait ivre d’un désir que les mois d’abstinence ne faisaient que renforcer. Il sentit sous ses doigts les soieries de Scylla se froisser, la ceinture du peignoir glisser. Stoppant l’étreinte, ses yeux dévoraient la silhouette de la circassienne en maillot de bain. Il se sentit bêtement déglutir, alors que d’un regard il cherchait le consentement de la mangemort.
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